Politique

Commémoration du 11 février 1975 – Les Forces armées en bloc autour de Ratsimandrava

Le Premier ministre a insisté sur le renforcement du volet insécurité auprès  des Forces armées, hier. 

Une nouvelle stratégie se dessine pour le rétablissement de la sécurité. Les forces de sécurité conjuguent leurs efforts pour y arriver.

Unité. La commémo­ration du 44e anniversaire de l’assassinat du général Richard Ratsimandrava hier à Ambohijatovo a été forte en symbole.
C’est la première fois qu’une telle cérémonie a été célébrée par la gendarmerie, les forces armées et la police nationale. Un geste qui semble marquer l’unité des forces de sécurité.
« Les efforts de coordination entre les forces de sécurité observés depuis quelques temps pour l’efficacité de la lutte contre les malfaiteurs (…) Ce jour, la police nationale, la gendarmerie et l’Armée ont montré qu’ils conjuguent leurs efforts pour sortir de la voie de l’échec », constate Christian Ntsay, Premier ministre.
La guerre contre l’insécurité est déclarée. Un défi sous tendu par les priorités de la Politique générale de l’État (PGE), présentées il y a une semaine au Parlement. La PGE place la « paix et sécurité » à la une de ses priorités.
Ainsi, il est attendu des quatre départements en charge de la sécurité des résultats concrets d’autant qu’ils seront évalués dans six mois. « À l’instar de nos frères d’armes de la Police nationale, je donne les ordres aux forces armées de prendre leur responsabilité. Elles seront déployées dans toute l’Île pour rétablir la paix, rétablir l’Etat de droit et soulager les inquiétudes et les craintes de la population », annonce le général Léon Jean Richard Rakoto­nirina, ministre de la Défense nationale dans son discours.

Mobilisation des forces
Ainsi, tous les moyens sont mobilisés à la lumière des patrouilles mobiles ob­servées dans les rues de la capitale en complémentarité avec les éléments de la Police nationale. « Nous optimisons les ressources disponibles. Il y a une répartition des tâches entre la police nationale, la gendarmerie et les forces armées. Les militaires sont assistés par la gendarmerie et la police nationale pour les procédures judiciaires et vice-versa, nous avons aussi besoin de leur appui », explique le général Richard Ravalo­manana, secrétaire d’État chargé de la gendarmerie.
L’insécurité constitue une véritable épine dans les pieds des régimes qui se sont succédé. Des initiatives ont été prises, des efforts ont été abattus mais les résultats sont mitigés.
La prolifération d’armes à l’issue des crises politiques qui se sont succédé, la perméabilité de nos frontières, la vétusté des matériels des forces de sécurité sont souvent évoquées. Par ailleurs, la réforme du secteur sécurité (RSS) annoncée en grande pompe en septembre 2017 semble rester lettre morte.
Il en découle la persistance de l’insécurité aussi bien en milieu urbain que dans les zones rurales.
Auparavant, la forte mobilisation des forces de sécurité est observée à l’approche du vent de remaniement ou à chaque change­ment de responsables. Il est attendu que les efforts menés par les hommes en treillis actuellement soient constants d’autant que le président de la République a annoncé l’arrivée dans deux mois de cinq hélicoptères pour lutter contre l’insécurité. Des efforts vains si les bandits en col blanc peuvent encore agir en toute impunité.