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Décès de Léon Rajaobelina – Disparition d’un technicien émérite

« Un grand homme ». Pour ceux qui l’ont côtoyé dans ses œuvres, ce qualificatif utilisé par Patrick Imam, représentant résident du Fonds monétaire international (FMI), à Madagascar, résume l’estime qu’ils portent à l’endroit de Léon Rajaobelina dont le décès a été annoncé hier soir.
Ayant une réputation d’économiste hors pair, Léon Rajaobelina était dernièrement le commissaire général de l’Organisme de coordination et de suivi des investissements (OSCIF). Une entité créée au lendemain de la Conférence des bailleurs et des investisseurs (CBI), de Paris, en décembre 2016. Ancien conseiller spécial de Hery Rajaonari­mampianina, président de la République, il était également un acteur des négociations pour reconquérir la confiance des institutions de Bretton Woods, après la Transition.
« Madagascar a perdu un grand homme qui prenait vraiment à cœur l’intérêt du pays. Il va beaucoup nous manquer. Il nous a déjà manqué ces derniers mois durant les discussions entre le FMI et Madagascar », a réagi Patrick Imam, à l’annonce du décès de Léon Rajaobelina. Selon les explications, l’ancien président du conseil d’administration (PCA), d’Air Madagascar luttait contre une maladie depuis quelques mois. La mort l’a foudroyé alors qu’il a suivi des soins à l’étranger.
Sa réputation dans le monde de l’économie et des finances, Léon Rajaobelina l’a construite au fil des régimes qui se sont succédé. Il s’est surtout fait un nom dans le microcosme politico-financier du temps où il était l’un des principaux cerveaux qui gravitait autour de Didier Ratsiraka, ancien président de la République, dont il fut ministre des Finances.
Il a, aussi, déjà été gouverneur de la Banque centrale de Madagascar (BCM), et vice-président de Conservation internationale.

Garry Fabrice Ranaivoson