Editorial

Du simple au double

Deux en un. Le kidnapping fait aussi dans le marketing. Désormais, c’est deux personnes d’un coup que les ravisseurs mettent dans leur escarcelle. Le tarif est du coup doublé dans cette promotion de fin d’année. Les premières victimes de cette nouvelle formule ont été un ressortissant indien comme d’habitude et un Tunisien travaillant dans une entreprise. Si l’Indien a été libéré hier soir contre paiement d’une rançon, le Tunisien reste introuvable. N’ayant visiblement aucune famille ici, il doit se débrouiller tout seul. Les ravisseurs n’ont donc personne à qui demander rançon à moins de s’adresser à son employeur. Mais l’opération risque d’échouer. En attendant une issue heureuse, un miracle ou une intervention des forces de sécurité, le Tunisien passe des moments peu enviables. La police tunisienne, l’une des meilleures au monde, lui viendra peut-être à la rescousse pour le tirer d’affaire.
Cet enlèvement se passe au lendemain de l’arrestation de huit kidnappeurs à Toamasina et à Antsirabe et au moment même où la composition de la cellule mixte d’enquête a été modifiée après l’arrestation d’enquêteurs membres de cet organisme. On croyait que le réseau des kidnappeurs a été démantelé du moins affaibli. Loin s’en faut. Les bandits viennent de faire un pied de nez aux autorités. Les mesures doivent se muscler pour mettre fin à ce fléau. Si les kidnappeurs continuent à sévir sans peur et sans reproche, c’est qu’il reste encore quelques vers dans le fruit, des loups dans la bergerie. Les forces de l’ordre ont montré à Toamasina que quand elles veulent, elles peuvent. Pour le moment, les ravisseurs commettent leur forfait presque au ralenti sans aucun risque d’être pourchassés même s’ils empruntent un cul-de-sac. Les rues ne sont jamais
bouclées. Bizarre.

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