Océan indien

Maurice – Jeu de hasard : la bonne étoile de SMS Pariaz…

Les «Limited Payout Machines» ont dorénavant la possibilité de faire gagner aux joueurs jusqu’à un maximum de Rs 5 000.

L’opérateur de jeu d’argent SMS Pariaz est, semble-t-il, dans les bons papiers du pouvoir. Après l’introduction du Pari Mutuel Urbain (PMU Moris), voilà un autre cas qui intrigue.

Selon nos informations, l’opérateur aurait bénéficié des facilités de la Gambling Regulatory Authority (GRA) pour
obtenir une licence en vue d’opérer des Limited Payout Machines (LPM). Ce sont des machines électromécaniques qui permettent à un joueur de gagner un maximum de Rs 5 000 (350 000 Ar).
Les faits remontent au mois de mai, quand SMS Pariaz aurait obtenu cette licence d’opération. Cependant, cette compagnie n’a pas encore les LPM. Or, il est clairement établi dans les réglements, que, quand un opérateur soumet une demande de licence, il doit fournir, entre autres, une liste de LPM, avec des numéros de série, incluant des certificats de la compagnie de fabrication, aussi bien qu’un certificat octroyé par un laboratoire prouvant que ces machines sont en conformité avec les règles établies.
Qui plus est, il est allégué qu’une réunion s’est tenue au début du mois d’avril, en présence de trois membres du conseil d’administration de la GRA, d’un représentant de la Mauritius Revenue Authority et d’un représentant d’une compagnie sud-africaine, qui fabrique ces machines. Soit quelques semaines avant que SMS Pariaz ait obtenu sa licence.
Cela, sans qu’aucune inspection n’ait été effectuée par la GRA pour savoir si l’opérateur dispose des équipements appropriés.
Autre fait : quelques semaines plus tard, soit le jour de la présentation du Budget, le ministre des Finances a annoncé que le maximum cash prize pour les LPM passait de Rs 3 000 (210 000Ar)à Rs 5 000
(350 000 Ar). Cela aura pour effet d’inciter plus de personnes à miser sur ces machines.
Interrogée, la Chief Executive Officer de la GRA, Divya Ringadoo, soutient qu’autant qu’elle s’en rappelle, aucun représentant de l’autorité régulatrice n’était présent à la rencontre avec le représentant de la compagnie fabricante de LPM. En ce qui concerne l’octroi d’un permis avant même que l’opérateur ne dispose de machines, elle fait ressortir qu’un opérateur peut obtenir une licence, ce qui lui permettrait de négocier en vue de faire l’acquisition des machines. Mais qu’à aucun moment l’opérateur ne peut être autorisé à
opérer sans la permission de la GRA.
Selon nos renseignements, ce serait plutôt une «letter of intent» qui est octroyée au demandeur, jusqu’à ce qu’il obtienne ses machines.

© lexpress.mu

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