Actualités Faits divers

Mahajanga – Vingt-neuf émeutiers devant le parquet

Clôture des enquêtes préliminaires sur les actes de vandalisme commis à Port Bergé. L’instruction des vingt-neuf incriminés s’est poursuivie hier, jusqu’à des heures tardives dans la nuit.

Alors qu’une frêle accalmie plane sur Port Bergé, le passage au parquet des émeutiers arrêtés après qu’une vague d’actes de vandalisme ait secoué la ville, fin juin, a été effectué hier après-midi au tribunal de première instance de Mahajanga. Parmi les vingt-neuf suspects figurent quatre mineurs ainsi qu’une femme. Ils sont poursuivis pour rébellion, troubles de l’ordre public et pillage.
Les personnes incriminées ont été conduites au tribunal dans l’après-midi. Les instructions se sont en revanche poursuivies jusqu’à des heures tardives dans la nuit.
Lors d’une arrestation qui s’ensuivait à Port Bergé après les émeutes, trente-trois personnes ont été interpellées par les forces de gendarmerie. La plupart des suspects se sont fait cueillir la nuit, au moment où ils s’y attendaient le moins. D’autres individus incriminés dans cette affaire ont, pour leur part, réussi à s’évanouir dans la nature. D’emblée, trente-deux personnes ont été transférées à Mahajanga sous forte escorte selon les chiffres communiqués, où la Section des Recherches Criminelles (SRC) auprès de la gendarmerie nationale a pris l’affaire en main. Au terme d’une semaine d’enquête préliminaire, le dossier a été transmis à la justice.

Soulèvement
C’est un conflit d’intérêts autour de la protection d’une réserve naturelle qui a mis le feu aux poudres il y a trois semaines. De vives contestations ont, du coup, plongé la ville dans le chaos. Attaquées en justice par l’association «Fikambanana Bongolava Maitso» (FBM), qui s’est constituée partie civile, cinq personnes ont été arrêtées et mises en détention préventive pour coupe illicite dans l’aire protégée en question.
La colère a, de ce fait, saisi les sympathisants des prévenus qui ont réclamé leur libération sur le champ. Une groupes d’individus se chiffrant par centaines ont pris d’assaut la caserne de la gendarmerie pour s’abattre sur un portail, attaquer la prison, incendier le siège de l’Environnement Forêt, et la résidence du chef de district, avant de piller et mettre à sac l’habitation du président de la FBM.
Une arrestation massive a été effectuée quelques jours après les émeutes, lorsque la vie de la population semblait avoir repris son cours et la résistance désorganisée. Afin d’éviter une reprise des hostilités, les suspects arrêtés ont été, sans tarder, transférés à Mahajanga sous haute surveillance.

Publicité

Publicité

Publicité

Publicité