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Commerce électronique – Madagascar est à la traîne

Le comité de pilotage suggérera les grandes lignes du projet de promotion du secteur.

Durant une semaine, la Grande île sera évaluée par rapport aux possibilités de développement du commerce numérique. Des efforts restent encore à fournir.

Dans les vingt derniers. Le déploiement du commerce électronique est encore loin d’être une priorité dans la politique de la Grande île. Le constat a été annoncé, hier à la Chambre de commerce d’Antana­narivo, par le Comité de pilotage pour le développement du commerce électronique (CPDCE), lors de l’ouverture d’un atelier portant sur l’évaluation de l’état de préparation de Madagascar par rapport à ce secteur d’activité. En collaboration avec la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), le projet a pour mission d’appuyer les pays moins avancés (PMA). Ce afin que ces derniers puissent estimer leur positionnement dans le milieu du commerce électronique ou e-commerce ainsi que de participer et de bénéficier des retombées de ce secteur en plein essor au niveau mondial. Pour ce faire, le comité de pilotage, toutes les parties prenantes, à savoir le ministère du Commerce, la Chambre de commerce, mais aussi et surtout les acteurs du secteur de la technologie d’information et de communication prendront part à des réunions qui dureront une semaine. Des concertations qui aborderont les contraintes et les priorités de ce domaine dans le pays. «Tous les acteurs débattront sur différents sujets à l’instar de l’évaluation du commerce électronique, les formulations des stratégies à adopter pour promouvoir le secteur ou encore la logistique nécessaire à ces activités, sans la définition du cadre juridique et réglementaire qui balisera cette activité», détail Gil Razafintsalama, membre du CPDCE.

Difficulté
Au niveau mondial, les opportunités apportées par le e-commerce sont nombreuses. Les chiffres sont éloquents par rapport aux retombées de ce secteur sur l’économie d’un pays. Des performances qui détrônent progressivement le commerce traditionnel. «Présentement, plus de 590 milliards de dollars annuels circulent dans le monde grâce au commerce frontalier, plus de cent millions de personnes, majoritairement dans les pays développés, vivent déjà de cette activité. Si l’accompagnement du développement de ce secteur est bien effectif, la Grande île pourra aussi espérer bénéficier de ces retombées d’ici peu. Cependant, il serait intéressant de bien jauger les opportunités et les risques y afférents, compte tenu des difficultés de ce pays sur certains points dont les infrastructures», suggère Paul Baker de la CNUCED. Les évaluations ont déjà été finalisées dans plusieurs PMA, notamment le Cambodge, le Népal, la Libéria ou encore le Laos. Vient à présent le tour de Madagascar, reste à savoir si le pays est en mesure d’assurer sur la question logistique, juridique et sur l’infrastructure. Le comité présentera un état des lieux en rapport avec ces points d’ici la semaine prochaine pour définir précisément les capacités de la Grande île.

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