Actualités Social

Toamasina – Ava met en péril l’enseignement

Coup double. Les responsables de l’éducation dans la Circonscription scolaire (Cisco) de Toamasina I sont pessimistes quant aux résultats des examens, en cette année scolaire. Les dégâts laissés par le cyclone tropical Ava ont chamboulé les heures de cours dans cette ville de l’Est, où les cours ont été déjà suspendus pendant un long moment, lors de l’épidémie de peste, qui a sévi cette ville. « Seulement deux de nos trente quatre établissements n’ont pas été détruits par le cyclone. Nous sommes obligés de réduire les heures de cours, il n’y a pas assez de salles de classe pour tout le monde», souligne Joseph Marolahy, chef Cisco de Toamasina I, mardi.
Les heures de cours seraient réduites de moitié pour la plupart des classes. « Les quatre heures de cours de mathématiques en une semaine ont été réduites à deux heures, par exemple », explique-t-il.
Les classes d’examen, à savoir la terminale, la troisième et la septième, sont pour le moment priorisées. «Cela ne veut pas dire que les autres classes sont mises de côté. Les cours sont échelonnés. Nous ferons de notre mieux pour achever les programmes en fin juin», indique-t-il.
Le lycée Jacques Rabemananjara a été le plus anéanti par Ava. Vingt-et-une de leurs salles de classes ont été détruites. La plupart des salles de classe de l’école primaire publique (EPP) de Manangareza ont été aussi décoiffées.
En dépit de la formation des responsables de l’éducation à Toamasina, dirigée par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), sur la préparation en cas de cyclone, les dégâts ont été lourds. « Nous n’avons pas pu mettre des sacs de sable sur les toits de nos établissements, nous n’avions pu faire que couper les branches d’arbre. Nous étions pris au dépourvu », explique Farasoa Ramanantsialonina, chef de la zone d’administration pédagogique (ZAP) à Anjoma.
L’entreprise, déployée par Hery Rajaonarimampianina, président de la République, pour réhabiliter ce lycée public, est déjà sur place. Joseph Marolahy implore les autorités et les bailleurs à financer la réhabilitation de ces établissements anéantis par Ava.
« L’échelonnement des cours est une solution à court terme. Nous devrons déployer nos efforts pour assurer l’avenir de nos enfants », conclut-il

Miangaly Ralitera