Faits divers

Vol à Isotry – Un couple arrêté sur le toit d’une église

Des policiers en route vers les lieux de vol. 

Un couple de voleurs en pleine opération dans une église à Ambalavao Isotry a été appréhendé sur le toit, dimanche vers 20h.

Placement sous mandat de dépôt. C’est la peine à laquelle a été assigné, hier, au parquet à Anosy, un couple d’une trentaine d’années, pour vol de sonorisation dans une église à Ambalavao Isotry. Les faits remontent dans la nuit de dimanche. Tous les deux ont visité l’église le matin lors du culte et s’y sont enfermés jusqu’à 20 heures pour accomplir leur sale besogne. Ils ont tenté de mettre le grappin sur un synthétiseur, un amplificateur et des baffles, selon les explications au niveau du service de l’information, de la communication et des relations avec les institutions (SICRI) de la police nationale.
Ils ont commencé doucement par sortir une enceinte, sans se douter qu’ils opéraient sous les yeux du concierge qui a tout de suite prévenu les éléments du poste de police avancée (PPA) à proximité, à Ampefiloha. Ils étaient encore sur place quand les forces de l’ordre sont venues les arrêter. Les cambrioleurs ont essayé de s’échapper dans le noir, en montant sur le toit où ils ont facilement été cueillis.
Mis en examen, ils ont finalement avoué leurs méfaits. « Au cours de l’interrogatoire, le mari a tenté de se disculper. Ce serait sa femme qui aurait eu cette idée de pillage. Selon lui, elle était déjà venue prier dans cette église prise pour cible », a signalé un policier.
Au terme de leurs vingt-quatre heures de garde-à-vue au PPA, ils ont été présentés au juge près du tribunal de première instance d’Antananarivo avant d’être mis au frais à la maison centrale d’Antani­mora.

Prévention
C’est le deuxième cas de vol dans les églises en l’espace d’un mois dans la capitale. Le premier s’était produit le 24 août à Mandrosoa Ivato où trois individus avaient creusé le mur du bureau de pasteur. L’un d’entre eux s’était fait arrêter, tandis que les deux autres avaient pu prendre leurs jambes à leur cou. Sous l’effet de la prévention, ce type d’effraction a quantitativement reculé après les fameuses affaires de vols de cloche, selon les précisions de la police.
« Les instruments de musi­que sont plus prisés que les objets cultuels, au moment de la revente à bas prix », a indiqué un responsable au sein de l’église récemment
victime à Isotry.