L'Express de Madagascar

Election présidentielle – Les Nations Unies s’en tiennent au 7 novembre

Abdoulaye Bathily a été l’un des premiers émissaires des Nations Unies pour calmer le jeu politique dès le début de cette année.

Le Système des Nations Unies réitère son engagement à soutenir Madagascar. Il invite les parties prenantes à se conformer au calendrier électoral établi par le gouvernement.

Irréversible. Les électeurs sont attendus dans les bureaux de vote dans huit semaines. Le système des Nations Unies (SNU) réplique à la multiplication des initia­tives visant à reporter ou à annuler le scrutin.
Dans un communiqué de presse diffusé le 8 septembre, la tenue du premier tour de l’élection présidentielle anticipée le 7 novembre est indiquée. En réaction sur les événements récents, la SNU a félicité le président de la République sortant et son intérim.
Dans la foulée, il « invite toutes les parties prenantes et notamment tous les acteurs politiques malgaches, à continuer d’œuvrer pour la poursuite du processus électoral en cours, dans le sens de la tenue d’élections transparentes et apaisées, conformément au calendrier établi »
Au début de la crise préélectorale, le secrétaire générale le l’Organisation des Nations Unies a dépêché son conseiller spécial Abdoulaye Bathily pour « la facilitation d’un processus malga­che visant à favoriser le dialogue entre les principales parties prenantes politiques afin de créer un environnement propice et pacifique pour les élections, conformément à la Constitution ».
Une médiation menée de concert avec la communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC) et l’Union africaine, critiquée par les autres entités politiques laissées en dehors du processus. La décision de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) du 25 mai a fait baisser les tensions d’un cran mais la méfiance est toujours pendante et d’autres voix se sont élevées pour critiquer le processus électoral.

Baisse de tension
Des manifestations de rue aux déclarations par voie de presse, des requêtes auprès de la (HCC) à la saisine du conseil d’État, toutes les possibilités ont été exploitées. Vendredi, les résolutions de huit candidats officiels accompagnés des dix recalés par la HCC et le Hetsika ho fanarenana ifotony (HFI) réitère le report de l’élection.
L’argument d’une éventuelle crise postélectorale est avancé, d’autant que le contexte actuel est animé par des invectives et des coups bas venant de chaque camp.
La tenue d’une élection démocratique figure parmi les conditionnalités de l’aide publique au développement dont Madagascar est tributaire. Ainsi, dans un langage diplomatique, le SNU somme toutes les parties prenantes de se plier aux prescrits constitutionnels pour pouvoir continuer à en bénéficier.
« Cette démarche collective demeure la seule voie de consolidation de la paix et de la démocratie, vectrice de la réalisation de développement en faveur de toutes la population malgache, pour la réalisation des Objectifs de Dévelop- pement Durable (ODD) », précise le communiqué.
À l’instar de l’Union africaine et la SADC, le SNU redoute des crises postélectorales. À travers un autre communiqué, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU partage également son appréhension. En corollaire avec l’envoi d’un émissaire en début de la crise préélectorale, il renouvelle ainsi l’engagement des Nations Unies à continuer d’appuyer le processus électoral « en vue de la tenue d’élections pacifiques, crédibles et inclusives ».