L'Express de Madagascar

Danse – Festival 321 impressionnant et fructueux

La boucle est bouclée le 8 septembre après six jours de festivités autour de la danse sous toutes ses formes. Le 6e art retrouve son épanouissement et sa relance lors de la 3e édition du Festival 321, initiée par les Compagnies Lovatiana et Rary, respectivement fondées et gérées par Lovatiana Rakotobe et Ariry Andriamoratsiresy. Cet événement a tenu toutes ses promesses et a répondu à l’attente du public, présent dans différents endroits (Jardin Antaninarenina, Cercle Germano-Malagasy, Tahala Rarihasina, Is’Art Galerie, Cemdlac, Institut Français de Madagascar, Studio Maray, Centre de recherches des arts actuels de Madagascar ou Craam, Studio Kala) de la capitale.
À cette occasion, dès la première journée, programmée le 3 septembre au Jardin d’Antaninarenina, une forte affluence du public a été considérable et l’ambiance a atteint son comble. La danse contemporaine, le
« Vakodrazana » et le folklore ont été à l’honneur. Les deux compagnies de danse Lovatiana et Rary, avec également la contribution des troupes folkloriques Bakomanga et Rakoto Frah Junior, ont émerveillé les spectateurs à travers leurs magnifiques et superbes prestations. Cela s’est par la suite enchaîné avec des rencontres plus alléchantes, marquées par des démonstrations spectaculaires et assurées par des danseurs compétents et performants.
Dans l’ensemble, ce festival a été impressionnant et fructueux au niveau des participants émergents, évoluant dans le milieu de la danse et de la chorégraphie qui ont atteint une cinquantaine. Ceux-ci sont issus d’Antananarivo, de Mahajanga, d’Antsirabe et de Toamasina. Les invités venus de Maurice et d’Espagne ont complété la liste.
Depuis son lancement en 2014, cet événement biennal est marqué par sa nette progression. Il intéresse davantage les jeunes passionnés de la danse, et le public aussi se passionne et répond présent à chaque nouvelle édition, pleine d’innovation et de découvertes. Ce projet maintient son existence et il est loin de disparaître. « J’ai toujours cru en l’avenir de la danse contemporaine à Madagascar. Cette discipline a beaucoup évolué au fil des années et a atteint un niveau supérieur. Notre pays regorge de talentueux danseurs qui nécessitent des notions de base et un meilleur encadrement technique pour mieux progresser », a déclaré un témoin, passionné de la danse. Selon les organisateurs, le principal objectif du Festival 321 qui est d’accompagner les chorégraphes émergents, a été atteint.

Jean Paul Lucien