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Coopérative Tselatra – Le tarif à 400 ariary contesté

Certaines lignes 147 et 146 ont déjà repris leur travail hier, malgré le refus du tarif à 400 ariary

Les chauffeurs et receveurs des lignes 147, 147 D, 146 et 178 ont rencontré le président de la coopérative Tselatra, hier. Ils n’acceptent pas le tarif de 400 ariary.

Aucun taxi-be de la coopérative Tselatra ne circulait dans le centre-ville, samedi. Les transporteurs contestent l’application du tarif de 400 ariary. De ce fait, les chauffeurs ont fait la grogne et exigent la démission des pointeurs ainsi que les conseillers du président de la coopérative qui font leur loi d’après les transporteurs.
«Nous ne pouvons plus supporter la participation qui a augmenté jusqu’à 6 000 ariary au lieu de 3 500 ariary auparavant. Il existe des pointeurs qui autorisent les bus à changer de plaque rouge en plaque bleu ou le contraire. Et cela se passe lorsque les chauffeurs leur offrent un peu plus d’argent. Les usagers se disputent avec les transporteurs à cause du tarif de 400 ariary pour un seul arrêt», explique un chauffeur de la coopérative. Les taxis-be 146 et 147 de plaque rouge passent par Ambohi-jatovo et Anosy tandis que ceux de plaque bleue traversent Antanimena et 67 ha. Plusieurs passagers se sont plantés aux arrêts de bus par lesquels les lignes de la coopérative Tselatra doivent passer.
Certains bus qui ne doivent même pas prendre des passagers dans les arrêts des lignes de la coopérative Tselatra en ont profité et en même temps sont venus en aide à ceux qui habitent dans le terminus des lignes concernés. «Nous ne pouvons pas arriver à la maison sans ce bus qui ne devrait pas passer dans cet axe, mais vu que les passagers sont surpris et ont attendu longtemps, ce bus a décidé de nous prendre», affirme un habitant d’Ambatomaro attendant le bus 147 à Ambohijatovo.
Tarif à 400 ariary
La coopérative Tselatra n’a pas appliqué le tarif de 500 ariary, mais a décidé de garder le tarif à 400 ariary lors de l’assemblée générale des transporteurs membres de l’union des coopératives de transport urbain (Uctu) le 1er septembre. Le fait d’adopter le tarif à 400 ariary s’affiche parmi les stratégies pour ne pas enregistrer des pertes. «Le prix du carburant ne cessera d’augmenter tôt ou tard. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de garder le tarif de 400 ariary même pour un seul arrêt. Nous entrons en perte si les receveurs acceptent toujours de prendre le tarif de 200 ou 300 ariary pour un seul arrêt. Nous avons adopté la stratégie de tarif à 400 ariary et habitué ainsi les usagers. Si le tarif à 500 ariary sera officiel, alors nous avons déjà aussi le tarif de 400 ariary unique pour toute destination», explique le président de la coopérative qui a requis l’anonymat. La compensation octroyée par l’État pour les taxis-be continue.

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