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Rallye virtuel – Gascom lance le simulateur de course dynamique

Le simulateur dynamique, monté sur des vérins hydrauliques, offre des sensations inédites. Le pilote ressent chaque mouvement de la voiture en course.

Quand le virtuel se rapproche davantage du réel. Avec son nouveau simulateur de course dynamique, Gascom Nooro Tower à Ankadikely-Ilafy propose des sensations encore plus accrues. Ces dernières années, les playseats ont grandement évolué. Il suffit d’assister à une manche du championnat de Madagascar de rallye virtuel, pour en avoir un petit aperçu. Siège baquet, volant à retour de force de dernière génération, levier de frein à main hydraulique, tachymètres et grand écran composent les playseats les plus aboutis.
Cependant, les sièges restent immobiles sur ces installations. Une limite que le simulateur dynamique permet de franchir. Celui-ci comprend un siège baquet WCG. Le pilote dispose d’un volant Logitech G29 de dernière génération, offrant un retour de force plus pointu. Il est livré avec un dispositif à trois pédales, soit accélérateur, frein et embrayage. Il est possible d’opter pour une boîte de vitesses séquentielle, via des palettes au volant, ou alors pour une boîte de vitesse manuelle, via un levier.

PC Gamer
Le siège baquet WCG est monté sur un système hydraulique. Ce dernier compte six vérins, connectés à un boîtier de commande en bas. « Sur 160 pays, Madagascar est le premier à posséder ce genre de playseat dynamique », souligne le gérant de Gascom Nooro Tower à ce propos.
Bien évidemment, il est indispensable de recourir à un PC Gamer pour supporter Dirt 3, le jeu livré avec le simulateur dynamique et, comme configuration, un processeur Core i5 de 3,20 GHZ, 8 GB de RAM ainsi qu’une carte graphique NVidia GeForce GTX 1060 3GB. L’ensemble fournit une résolution optimale en haute définition (5760×1080) sur les trois écrans. Trois écrans de 42 pouces plus exactement, grâce auxquels le pilote bénéficie d’une vue large de 180°.
Pour comprendre le mécanisme, il faut s’installer dans le baquet et se lancer dans une épreuve spéciale de Dirt 3. Une fois que le départ est donné, la voiture subit différents ballottements selon ses trajectoires en courbe, ses accélérations, ses freinages et selon les aspérités de la piste. Le PC renvoie les données à un logiciel spécifique qui, à son tour, les transmet au boitier de commande. Ce processus permet de contrôler les mouvements des vérins et de traduire le comportement de la voiture sur le siège baquet.

Les vérins  sont commandés  par le boitier installé  sous le baquet.
Les vérins sont commandés
par le boitier installé sous le baquet.

Transferts de masse
Au niveau sensations, c’est un vrai régal pour tout passionné de sport automobile. Le pilote subit les forces gravitationnelles comme en rallye réel. Le « G » se ressent lors des entrées de courbe et des transferts de masse. Le réalisme grimpe à un niveau jamais atteint jusque-là.
À notre passage à Ankadikely-Ilafy, nous avons roulé sur une Mitsubishi Lancer Evolution X, sur une épreuve spéciale au Kenya d’abord, puis une autre aux États-Unis. Sur les revêtements de type terre, les pistes sont logiquement plus irrégulières, contrairement à l’asphalte. De quoi solliciter grandement le simulateur dynamique. Et pour monter d’un cran, nous sommes passés en Finlande, avec les longs sauts et les atterrissages à plus de 100 kmh. Le niveau de réalisme est si stupéfiant que nous avions envie d’y passer toute la journée. Enfin, jusqu’à ce que les avant-bras réclament une petite pause, tellement ils sont sollicités.

Le volant Logitech propose un retour  de force plus pointu.
Le volant Logitech propose un retour
de force plus pointu.

Un simulateur de quad pour les enfants

Bien évidemment, le simulateur de course dynamique est réservé aux adolescents et aux adultes. Les enfants, quant à eux, peuvent opter pour le simulateur dynamique de quad. Certes, les sensations sont moins prononcées, vu qu’il s’adresse aux plus jeunes, mais il permet de leur faire découvrir les premières sensations sur piste.

Le simulateur demande beaucoup de travail au niveau des avant-bras,  d’après Jackpot.
Le simulateur demande beaucoup de travail au niveau des avant-bras,d’après Jackpot.

Six pays à visiter dans Dirt 3

Le simulateur de course dynamique propose comme jeu Dirt 3. C’est le troisième opus de la série, comme son nom l’indique. Développé par Codemasters, il trouve ses origines dans le jeu Colin McRae, disponible sur la toute première Playstation à la fin des années 90, l’une des plus célèbres simulations de rallye. Bien évidemment, le niveau de réalisme a nettement évolué depuis, tout comme les qualités graphiques.
Dirt 3 propose de visiter six pays. À savoir la Norvège, la Finlande, les États-Unis, Monaco, le Royaume-Uni et le Kenya. Ainsi donc, les pilotes courent sur tous les types de revêtement existant, à savoir de la neige, du gravier, de la terre et de l’asphalte. Ils disposent de cinq modes, en l’occurrence rallye, rallycross, trailblazer, land rush et gymkhana. Le menu comprend plusieurs dizaines de véhicules, des plus récents comme la Mitsubishi Lancer Evolution X et la Subaru Impreza, aux légendes des années 60 et 70 comme la Ford MKII et l’Alpine A110, en passant par les inoubliables du groupe B comme l’Audi Quattro, la Peugeot 205 ou encore la Lancia Delta Intégrale. De quoi exploiter au maximum le simulateur dynamique donc, puisque le comportement de chaque voiture et les sensations sont différents à chaque sortie.

Les trois écrans combinés offrent une large vue de 180°
Les trois écrans combinés offrent une large vue de 180°

Gascom, plus d’une décennie dans le monde virtuel

Le nom Gascom est familier pour tous les passionnés de jeux virtuels interactifs. Créé il y a une quinzaine d’années, il était jusque-là spécialisé dans la vente de jeux vidéo, de consoles et d’accessoires. Et ce, dans plusieurs quartiers de la capitale. Le local le plus connu est certainement celui d’Ankadifotsy. Dernièrement, il est entré dans une nouvelle dimension en ouvrant sa première salle, dénommée Gascom Nooro Tower, situé à Ankadikely-Ilafy. Celle-ci a ouvert ses portes officiellement le 9 décembre. Outre les simulateurs de course automobile, la salle compte également des simulateurs de « virtual reality », avec des casques VR donc, pour jouer à Raw Data ou à Ghost Recon notamment. Sans oublier les sièges dynamiques VR, qui peuvent tourner sur 360°, pour regarder différents vidéos. Et bien évidemment, on y retrouve aussi les jeux vidéo plus traditionnels comme FIFA 18, NBA 2K18, Tekken, Street Fighter ou encore Call of Duty.

Des playseats immobiles sont également à disposition à côté.
Des playseats immobiles sont également à disposition à côté.

Jackpot – « Le simulateur dynamique offre plus de sensations »

Disposant d’une longue expérience autant en rallye réel que virtuel, Jackpot a testé le simulateur dynamique pour nous. Rien de mieux qu’un pilote chevronné pour évaluer les sensations sur cette machine.

Quelles sensations avez-vous ressenties sur le simulateur dynamique, avec comme points de comparaison le rallye réel et le rallye virtuel sur playseat immobile ?
Un playseat immobile est incomparable avec le simulateur dynamique. Ce dernier offre plus de sensations au niveau de l’accélération et du freinage, mais aussi sur les jumps et à l’atterrissage. En comparaison avec le réel, c’est toujours dans le jet qu’on reçoit à l’accélération, au freinage, dans la négociation des virages et les trajectoires à prendre.

Sur une échelle de 1 à 10, quelle note donneriez-vous au niveau du réalisme ?
Je donnerais 7 ou 8, vu ce qu’on a essayé avec le jeu Dirt3. Mais avec le meilleur jeu de simulation, à savoir Richard Burns Rally, je pense que ça déclenchera encore plus d’adrénaline sur la conduite, que ça soit lors du placement de la voiture dans les courbes ou avec les autres techniques de pilotage genre transfert de masse.

Avec le retour de force volant et les mouvements du playseat, à quel point l’organisme du pilote est-il sollicité ?
Le retour de force du volant se fait nettement ressentir. Ça demande beaucoup de travail au niveau des avant-bras. Il faut trouver son rythme sur le simulateur dynamique, afin de bien garder la voiture sur la route à l’entrée des virages et à la sortie.

Textes et photo : Haja Lucas Rakotondrazaka