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Antananarivo – Plusieurs individus exposés à la rougeole

Un enfant vacciné est immunisé contre la rougeole.

Le ministère de la Santé publique recense mille neuf cents cas suspects de rougeole depuis le début de l’épidémie. Les mille sept cents victimes se trouvent à Antananarivo.

La propagation de l’épidémie de rougeole plane chez les enfants de moins de 5 ans. Les refus à la campagne de vaccination contre la rougeole, lancée il y a deux semaines, sont élevés. À Antananarivo-ville, par exemple, près de 30% des cibles n’ont pas été vaccinés. «Nous avons rencontré plusieurs problèmes, notamment, des parents qui refusent catégoriquement de faire vacciner leurs enfants», témoigne un agent du ministère de la Santé publique.
Ces enfants non immunisés présentent, alors, un risque élevé de contamination de la maladie. Surtout en cette période où ses victimes ne cessent d’augmenter. « Nous avons recensé mille neuf cents cas suspects de rougeole depuis le début de l’épidémie. Mille sept cents d’entre eux se trouvent à Antana­narivo-ville. Elle touche surtout les enfants, mais n’épargne pas les jeunes », explique le Dr Bodo Ramamonjisoa, directeur du Programme élargi de vaccination auprès du ministère de la Santé publique. Il y a encore deux semaines, huit cents cas ont été recensés. Une grande partie des cas ont été répertoriés dans les bas quartiers comme Isotry, Andoha­tapenaka et Anosibe.

Hospitalisation
Dans les hôpitaux des enfants, les victimes font la queue pour consulter des pédiatres. Ils occupent, par exemple, sept lits du centre hospitalier universitaire Mère-enfant à Ambohi­miandra. « Nous invitons les parents à emmener leurs enfants dans les centres de santé de base ou chez les médecins de famille, pour éviter que les hôpitaux soient débordés. La maladie, lorsqu’elle est une forme simple, peut être traitée à ce niveau. L’hospitalisation n’est nécessaire qu’en cas de complication », ajoute le Dr Bodo Ramamonjisoa. Le ministère affirme qu’il n’y a pas encore eu de décès. Pourtant, des médecins à Antananarivo ont déjà rapporté des cas. Pas plus tard que samedi, un individu à Andoha­tapenaka a succombé, après avoir présenté des symptômes liés à la rougeole, selon une source.
Le ministère de la Santé publique n’abandonne pas ce « combat ». La campagne prévue s’achever le 6 novembre va se poursuivre. « Cette fois-ci, on va aller dans les établissements scolaires et dans les crèches. Les moins de 5 ans sont les plus vulnérables. C’est dangereux si jamais, il y a des cas notifiés dans les écoles », enchaîne ce médecin. Selon les indications, un établissement scolaire doit être fermé temporairement, si ces élèves sont touchés par la maladie. Un fonctionnaire travaillant à Anosy a été, par exemple, déclaré atteint de la rougeole, en fin de semaine. Il ne rejoindra son poste qu’après dix jours. Ses collègues doivent se faire vacciner pour se protéger.