Faits divers

Tsarahonenana – Un policier meurt d’une balle dans la tête

Le policier travaillait au commissariat du cinquième arrondissement de Mahamasina.

Émoi et panique se sont emparés des habitants de Tsarahone­nana Andraisoro. Dimanche en fin d’après-midi, les personnes des environs ont été frappées de stupeur lorsqu’un coup de feu a résonné dans les environs. Atteint d’une balle en pleine tempe, un agent de police du commissariat de sécurité publique du cinquième arrondissement de Mahamasina a trouvé une mort tragique. La thèse du suicide est avancée. Des informations filtrent au compte-goutte que le défunt se serait donné la mort avec son arme de service. Tirée à bout portant d’après un premier constat, la balle a frappé sa tempe droite pour transpercer de part en part sa boîte crânienne.

L’arme du drame, un pistolet automatique, a été retrouvée sur les lieux. Ces scènes de désolation se sont produites chez le policier même. Les informations communiquées révèlent qu’il aurait eu une violente dispute avec sa femme avant que ce drame ne se produisît. Ils venaient alors de regagner le foyer après une sortie en famille.
Sitôt informés du décès de leur frère d’arme, des enquêteurs de la brigade criminelle d’ Anosy se sont dépêchés sur place pour faire le constat et ouvrir une enquête.

Analyses poussées
Des limiers de la police scientifique et technique ont également été envoyés sur les lieux pour relever le moindre indice susceptible de permettre de faire la lumière sur cette affaire. Après les auditions sommaires, les limiers de la police criminelle ont pris l’arme de poing du défunt, pour des analyses plus poussées.
La dépouille a été par ailleurs conduite à la morgue de l’hôpital d’Ampefi­loha pour autopsie.
Marié et avec des enfants, l’agent de police décédé était âgé d’une vingtaine d’années. Il avait le grade d’agent de police de deuxième échelon avant sa mort.
Bien que consciencieux et professionnel  d’après les témoignages, il lui arrivait toutefois d’amener à la maison son arme de service. En revanche, c’est la première fois que celle-ci est utilisée en pareille situation.
Une deuxième nuit de veillée funèbre a été effectuée hier. En début de soirée, la grande famille du ministère de la Sécurité publique est venue présenter ses condoléances à la famille endeuillée. Entre-temps la brigade criminelle poursuit ses investigations.