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Catastrophe – La fissure des blocs de rocher inquiète

La colline de Manjakamiadana compte plusieurs roches en altération.

L’approche de la saison des pluies préoccupe les habitants de la colline de Manjakamiadana. Des blocs de rocher restent menaçants.

La menace d’écroulement de blocs de rocher refait surface sur la colline de Manjakamiadana. Les fissures sur ces rochers qui sont déjà en phase d’altération et qui ont déjà présenté des risques d’effondre­ment lors de la dernière saison des pluies, sont devenues plus importantes. « Les blocs semblent se diviser en plusieurs parties. Cette fragmentation s’est produite durant cette saison sèche où l’apparition de fentes de taille importante est constatée », explique Léonie Razafi­mamonjy, chef fokontany à Manjakamiadana, hier. Trois secteurs de cette colline royale renferment ces « rochers dangereux », à savoir Antsahondra, Ankadinan­driana et Ambatomitsangana.

L’arrivée prochaine de la saison des pluies n’est pas rassurante pour les habitants de ce fokontany. « Nous craignons fortement leur écroulement une fois que des fortes précipitations s’abattront sur la ville d’Antananarivo », reprend ce chef fokontany. La plupart de ces rochers se trouvent au dessus de maisons d’habitation. Dans la nuit du 17 février, cette altération de blocs de rocher a coûté la vie à sept personnes dans le fokontany d’Ampamarinana, lorsqu’ils se sont effondrés sur trois maisons, dont deux ont été totalement détruites.

Aucune mesure
Après cette tragédie, les interventions sur la haute ville d’Antananarivo se sont multipliées. On a détruit les restes des blocs de pierre qui ont chuté à Ampamarinana. Des mesures ont été prises dans d’autres quartiers où l’écroulement de blocs de rocher, face à la modification de leur état a été à craindre, comme à Tsimialonjafy. A l’époque, le déménagement de près de cent foyers du fokontany a été recommandé, du fait qu’ils habitent en dessous d’un bloc de rocher prêt à s’effondrer à tout moment. Le Bureau national de la gestion des risques et de catastrophes (BNGRC), les sapeurs-pompiers de Tsara­lalàna, la direction générale de l’Aménagement du territoire, ont pris cette initiative pour préserver la population de tout risque. Malheu­reusement, rien de concret n’a été réalisé. « Nous attendons toujours la réalisation des mesures prises car la saison des pluies va bientôt commencer », rappellent les concernés.
Ce danger qui se présente, actuellement, sur la Haute ville serait déjà identifié par le BNGRC. Mais aucune mesure préventive n’est entamée jusqu’à présent. En outre, les personnes dont l’habitation se trouve sur la probable trajectoire du rocher, en cas d’écroulement, craignent que leurs propriétés soient démolies si l’État procède à leur démolition.