Social

Santé – Contrôle strict des hôpitaux privés

Le ministère de la Santé publique procède à l’assainissement des établissements sanitaires privés. Les hôpitaux et cliniques privés sont les premiers concernés.

Déclaration obligatoire. L’arrêté d’ouverture est exigé pour toutes les branches d’activités des hôpitaux privés. Le ministère de la Santé publique est sur le point de le vérifier. Les hôpitaux et cliniques privés doivent obligatoirement en faire la déclaration au niveau de l’Agence nationale hospitalière (ANH).
« Déjà, c’est pour éviter la concurrence déloyale. Car il existe des cliniques qui font une extension d’activités sans la déclarer. Ils obtiennent, par exemple, un arrêté d’ouverture pour la médecine, mais ensuite, ils se procurent des équipements médicaux et effectuent d’autres d’activités sans autorisation. En outre, cela peut présenter un danger aux patients », indique le Dr Lafy Roger Razafindrakoto, directeur de l’ANH, à la fin de la semaine.

Il existerait, par exemple, des centres de dialyse, qui fonctionnent sans autorisation à Antananarivo. Dans certains endroits, des cliniques ont une échographie mais ne disposent pas de spécialistes pour interpréter les résultats. Ce qui peut fausser le diagnostic du patient. Toutefois, depuis 2015 où cette agence a été créée, elle n’a pas encore reçu de plainte concernant ces irrégularités.
Les administrateurs de ces établissements ont jusqu’à la fin de l’année pour déposer leur dossier auprès de cette nouvelle entité du ministère de la Santé publique. Ils doivent y
présenter leur arrêté d’ouverture, les activités de l’établissement et le personnel qu’ils emploient.

Sanctions
Car l’ANH a, également, l’intention de régulariser l’activité des médecins dans les hôpitaux publics. « Les activités personnalisées peuvent avoir de l’impact sur la prise en charge des malades dans les hôpitaux publics. Souvent, les spécialistes préfèrent travailler dans les hôpitaux privés. Le statut général des fonctionnaires ne l’interdit pas, mais ils doivent prioriser les établissements publics pour prévenir la non assistance à personne en danger. Nous allons sortir des textes y afférents », rajoute le directeur de l’ANH.
Une équipe de l’ANH effectuera des descentes pour vérifier l’authenticité des informations. En cas de manquement au règlement, l’ANH va procéder aux sanctions. « Un établissement dépourvu d’arrêté d’ouverture risque la fermeture », avertit le Dr Lafy Roger Razafindrakoto.
L’ANH envisage d’effectuer, annuellement, cette déclaration. Depuis son ouverture, en janvier 2018, une trentaine de dossiers ont été reçus sur une centaine d’hôpitaux privés dans tout Madagascar.

 

2 commentaires

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  • Établissements publics ou privés?
    Les établissements sanitaires publics sont équipés de tout et ont toutes les autorisations nécessaire… mais ne font rien.
    Ils ne sont pas censés soutirer de l’argent aux patients, mais le font. Ceux qui sont en difficulté financière peuvent mourir en toute sécurité…
    Quand les Malagasy sont dans une urgence médicale, les établissements privés sont présents à 100%, pour de l’argent certes, mais 7jours/7 et 24h/24.
    Du moins les privés sont sincères… Ils sont là pour des buts lucratifs… tout en assurant un service au maximum de leur capacité…
    C’est grâce à la médiocrité des établissements publics qui ceux privés se prolifèrent… c’est la réalité, messieurs.