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Mouvement pour le changement – Les manifestations au Parvis suspendues

Le mouvement pour le changement au parvis de l’Hôtel de ville s’essouffle et change de stratégie. Il va soutenir les revendications syndicales dans les ministères.

Jusqu’à nouvel ordre. Les riverains de l’Hôtel de ville d’Analakely retrou­veront un calme relatif cette semaine.
Les manifestations sur le parvis vont être suspendues. C’est au douzième samedi d’affilée depuis le 21 avril que les meneurs du mouvement ont décidé de cesser d’occuper cette place. « La lutte pour le changement va prendre une nouvelle configuration. On va soutenir les syndicats, car les ministres ne les écoutent pas. Nous allons arrêter de nous rendre ici [ndlr : au parvis de l’Hôtel de ville], jusqu’à ce que nous donnions de nouvelles consignes », a déclaré Me Hanitra Razafi­manantsoa, samedi.
Les quelques centaines de manifestants au parvis vont ainsi durcir le mouvement. Ils vont renforcer la grève des enseignants devant le ministère de l’Éducation nationale ce jour. Brandissant la menace d’une année blanche au détriment des élèves des écoles publiques, ils réclament l’ajustement de leurs indemnités depuis des semaines.
Malgré les tractations, les rencontres avec le Premier ministre ainsi que le ministre de l’Éducation nationale, le syndicat des enseignants a décidé de poursuivre la grève. Les manifestants du parvis décident ainsi de rallier le mouvement des enseignants, d’autant que celui mené au parvis semble s’essouffler.
Lors du conseil des ministres du 4 juillet, le mouvement au parvis a été discuté. Bien que depuis quelques semaines, quelques centaines d’individus continuent à occuper le parvis avec deux ou trois banderoles. Leprésident de la République s’est demandé le pourquoi de cette situation, malgré les accords politiques passés entre les différentes entités.

Nouvelle stratégie
En marge de la célébration de la fête de l’indépendance des États Unis, Marc Ravalomanana a déclaré que les manifestations sur le parvis doit s’arrêter. Une version démentie par Me Hanitra Razafimanantsoa quelques jours plus tard. « Il nous a indiqué d’agir selon notre conviction, car c’est nous qui avons enclenché cette lutte », se défend la vice-présidente de l’Assem­blée nationale.
Malgré l’assistance clairsemée au parvis, les meneurs du mouvement persistent et signent. Après le rejet par le Conseil d’État de leur requête en sursis à exécution du décret de nomination des membres du gouver­­nement, ils ont réclamé tour à tour le remplacement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ainsi que leurs démembrements dans les régions et les districts.
Appuyés par des secrétaires de fokontany dans la commune urbaine d’Antana­narivo, ils ont également demandé le changement des chefs fokontany. À cela s’ajoutent les frustrations de quelques syndicalistes qui ont raté les vagues de nominations des staffs techniques dans les ministères.
Quelques jours après la formation du gouvernement Christian Ntsay, les députés issus du Mapar ont décidé de renforcer les campagnes de présentation de l’Initiative Émergence Madagascar de Andry Rajoelina. Ils ont décidé de mettre fin à l’alliance de circonstance avec leurs collègues du Tiako i Madagasikara, en abandonnant les revendications des syndicats avec eux. De leur côté, les onze députés rescapés ont continué les manifestations sur le parvis. Abandonnés par les médias, le mouvement s’est essoufflé. Finalement, ils ont décidé de se porter là où la couverture médiatique est gratuite et assurée : devant le ministère de l’Éducation nationale jusqu’à nouvel ordre.

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  • Efa hitan’ny TIM fa tsy nahazo olona intsony izy dia naleony najanona ny fitokonana, ary izay no porofo fa tia tena izy ary ny tombotsoany ihany no tedaviny.