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Trafic d’armes à Ambositra – Vingt-quatre personnes écrouées

Vingt-quatre personnes ont été mises à l’ombre, hier à Ambositra pour trafic d’armes et atteinte à la sûreté intérieure de l’État.

En taule. Un réseau criminel s’enrichissant grâce au trafic d’armes, composé de gendarmes, de femmes et de dahalo a été démantelé à Ambositra. Vingt-quatre individus ont été déférés devant le parquet du tribunal de première instance locale et mis aux fers. Ils ont été présentés au juge l’un après l’autre, depuis lundi et durant trois jours. La décision du parquet n’a été annoncée qu’hier à 2h du matin. Leurs charges sont principalement celles de l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, vol, détournement et trafic d’armes appartenant à l’école de la gendarmerie. D’après les informations signalées par un enquêteur, un transfèrement de quelques-uns des prévenus à la maison de force de Tsiafahy pourrait avoir lieu. Cela dépend pourtant du tribunal.
Les forces de l’ordre, suivant les consignes du secrétaire d’État chargé de la gendarmerie ont réalisé une opération d’envergure pour lutter contre la prolifération d’armes. L’investigation menée par le groupement d’Amoron’i Mania, dont le lieutenant-colonel Jean Elysé Annissé Randrianarivelo à la tête a porté des fruits. «Les gendarmes complices ont été interpellés. Une dizaine de munitions et d’accessoires d’armes ont été découverts chez l’un d’entre eux», a précisé le service de la communication et des relations publiques (SCRP) de la gendarmerie nationale, lundi.

Centre du marché «noir»
À la lumière d’informations délivrées par le SCRP, la ville d’Ambositra est le lieu de rencontre des trafiquants. Au début de l’année, un suspect s’est fait, pour la première fois, remarquer par la gendarmerie, commerçant des balles. Le quidam a été surveillé. Le samedi
17 février, deux femmes et leurs deux clients sont tombés dans le piège tendu par la compagnie d’Ambositra. «Ils étaient en train de conclure la vente de trois cent cinquante munitions lorsqu’ils ont été arrêtés», a raconté un fin limier saisi de l’enquête.
Ils sont passés aux aveux en citant une dizaine de complices, dont les gendarmes responsables de stock d’armes à l’école. Le quartier général et le commandement de cette force se montrent actuellement fermes pour lutter contre le grand banditisme tant urbain que rural. Ce gang a fait déjà plusieurs victimes civiles et militaires dans la région d’Amoron’i Mania, selon les explications reçues.

Hajatiana Léonard