Economie

Transport – Le secteur propose des solutions

La deuxième édition du salon du Transport est axée sur la complémentarité des services.

Pour trouver des solutions à ces nombreux facteurs de blocage, le salon constitue une occasion pour rencontrer les professionnels de la logistique et du transport dont l’objectif principal est de promouvoir les transports de marchandises et de la chaîne logistique à Mada­gascar, souligne Hasin’Andria­no­ninarivo Hery Zo, de la société 2Hp, et organisateur du salon des Transports de marchandises et de la chaîne logistique à l’Alliance française d’Andavamamba.
Sur les quarante-cinq stands présents, la majorité se concentre sur le transport terrestre et aérien. Peu de ces professionnels proposent la solution maritime. Pourtant avec près de cinq mille kilomètres de côtes, le transport maritime peut se présenter comme une alternative au délabrement des routes autant que la solution par voie aérienne.
« Nous proposons des services de livraison et de ramassage dans toutes les grandes villes de Madagascar. Pour ce qui est des localités enclavées, nous étudions tout de même la faisabilité de la réalisation de nos services pour satisfaire nos clients sans pour autant modifier nos tarifs. Ce qui est chose difficile dès lors qu’on opte pour le fret aérien à cause des prix proposés par les compagnies aériennes à Mada­gascar. Une solution par voie maritime serait la bienvenue », explique Aina Rakotovao, responsable des opérations chez Transport National Express.

Invariable
Même cas pour la Poste Malgache qui, selon leurs dires, propose les tarifs les plus bas en termes de transport de colis sur tout le territoire national. « Nous répartissons notre champ d’action en six zones d’activités précises en fonction de la proximité de la livraison. Les zones 1 étant les localités les plus proches de la capitale comme Antsirabe ou Manjakandriana et les zones 6 représentant les villes enclavées ou desservies par des routes en piteux état comme Maintirano ou encore Vohémar », souligne le responsable de l’accueil sur le stand de la poste. Ce dernier qui affirme que « la tarification que la poste propose aux utilisateurs de ses services est invariable selon la grille déjà indiquée. Cependant, nous mettons une réserve sur les délais de livraison pour les zones qui sont difficiles d’accès. Ainsi, il se peut qu’un colis n’arrive que deux ou trois mois après pour le cas de certaines villes enclavées comme Maintirano. Nous pouvons tout de même imaginer une solution par voie maritime via Morondava ou Mahajanga dans ce cas là s’il y avait une compagnie qui s’occupe du cabotage au niveau nationale ». Conclut-il.