Faits divers

RN 7 – Dix tonnes d’explosifs et cinq mille détonateurs interceptés

Le camion a été intercepté lors de son passage dans la Ville d’Eaux.

Un poids lourd en provenance d’une base militaire à Imerintsiatosika a été intercepté avant-hier par la gendarmerie à Antsirabe. Il transportait plusieurs tonnes d’explosifs et de détonateurs à livrer à Betroka.

Coup de filet des forces de gendarmerie à Antsirabe. Avant-hier, tôt le matin, dix tonnes d’explosifs et cinq mille détonateurs ont été interceptés par les éléments de la compagnie territoriale. Trônant dans la remorque d’un poids-lourd, la cargaison est constituée de cinq tonnes de gomme explosive et de cinq autres tonnes de nitrate d’ammonium (NDLR: composant chimique réfrigérant permettant de maintenir un corps ou un compartiment à une température très basse), outre les milliers de détonateurs.
L’explosif est sorti du camp militaire CRAC à Imerintsiatosika. Des sources révèlent que la cargaison compromettante appar- tient à une compagnie privée. Cette dernière a conclu un accord de telle sorte à pouvoir la garder en toute sécurité dans la base militaire.
Elle allait être acheminée à Lazarivo Betioky-Sud pour être livrée à un mastodonte chinois d’exploitation aurifère, lorsque les gendarmes ont immobilisé le poids-lourd qui la transportait.

Documents suspects
À la lumière des informations communiquées, des faits suspects ont mis la puce à l’oreille des forces de police lors du passage à Antsirabe du véhicule lourd qui trans­portait l’explosif. Du coup, les éléments sur terrain ont averti la gendarmerie territoriale qui a, ensuite, mis en place un dispositif d’interception. Aux alentours de six heures du matin, le camion et sa cargaison sont tombés dans les mailles des filets tendus sur la RN 7 par la brigade territoriale de la gendarmerie nationale à Antsirabe. De visu, les papiers du poids lourd étaient en règle. En revanche, des détails sur les autorisations de transport de l’explosif ont titillé les gendarmes. Les occupants du camion ont certes présenté une autorisation de transfert de substances explosives. Mais il s’est toutefois avéré que le papier en question est une photocopie.
Pour vérification, la gendarmerie a saisi la marchandise et ouvert une enquête. Des recoupements ont révélé que la compagnie d’extraction minière à Lazarivo Betroka, destinataire du matériel et du produit explosifs, existe bel et bien. Aux dernières nouvelles, le camion et la marchandise qu’il transportait ont été renvoyés à Tana pour des vérifications plus poussées.