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Scandale financier- Les responsables du marché public convoqués

Le scandale financier issu des résultats de marché de 2016 a secoué le ministère des Finances et du budget. La ministre Vonintsalama Andriambololona a convoqué tous les responsables de marché public.

Les sanctions risquent de tomber. Les responsables de marché public étaient convoqués d’urgence par le ministère des Finances et du budget (MFB) mercredi après que des dépenses faramineuses étaient observées dans des publications de l’autorité de régulation des marchés publics (ARMP) pour les marchés de 2016.
Le ministère ne veut pas laisser passer cette affaire. « Depuis le 7 février, les responsables auprès de l’autorité de régulation des marchés publics (ARMP) et les personnes responsables de marchés publics (PRMP) procèdent à la vérification des montants des marchés publics de l’année 2016. Ils travaillent en journées bloquées et les résultats feront l’objet d’une nouvelle publication », explique une source auprès de ce département ministériel.

Erreur invraisemblable
Cette mesure fait suite au scandale financier né du rapport publié par l’ARMP. De nombreux contribuables se sont irrités devant les montants exorbitants dépensés dans un marché et se sont emparés des réseaux sociaux pour afficher leur mécontentement. Ils se sont insurgés face à ces gaspillages de l’argent public.
L’achat des pneus d’une véhicule de la police, par exemple, aurait coûté à la caisse de l’État jusqu’à plus de deux milliards ariary. L’achat des pièces pour le même véhicule était facturé à sept milliards ariary. Le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation a dépensé 50 millions d’ariary pour l’achat d’huile et de poulets.
Pour Jean Jacques Andria­nisa, ministre de la Sécurité publique, il s’agit d’une erreur de transcription. Si c’est le cas, les erreurs étaient rocambolesques. Elles se chiffrent à plusieurs milliards ariary. La construction du poste de police d’Ambaniala Itaosy dépasse même le coût d’une résidence de luxe à l’île Maurice.
Les travaux sont facturés, selon le document de l’ARMP, à près de 80 milliards ariary. Les travaux de réhabilitation du bâtiment du service de cardiologie et du service de médecine-interne de l’hôpital de Tambohobe à Fianarantsoa coûtait par exemple 154 milliards ariary. Tout le monde s’est étonné de voir que de tels marchés aient pu échapper à tous les organes de contrôle de la finance publique.

Lova Rafidiarisoa