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Paramédicaux – Le programme de formation critiqué

La première promotion des paramédicaux ayant passé une année à la Faculté de Médecine, en 2014, sortira en décembre.

Doda, un jeune infirmier d’une vingtaine d’années, fait partie de la première promotion des élèves paramédicaux qui ont passé leur première année en tronc commun avec les étudiants en Médecine à l’université d’Antananarivo, en 2014. Malgré les deux ans de formation pratique, et cette formation théorique à la faculté de Médecine, il ressent un fort besoin de renforcement de capacité. En attendant la remise officielle de son diplôme et éventuellement, sa décision d’affectation, prévu pour décembre, il effectue un stage de deux mois dans un centre de santé de base niveau 2 (CSB2), du côté Est d’Antananarivo.
« Le temps accordé à la pratique est très court, alors qu’il y a beaucoup de techniques à apprendre, allant d’une simple piqûre, à des soins plus détaillés et difficiles », explique-t-il, en effectuant le pansement d’un patient brûlé au niveau du pied, samedi.
Depuis 2014, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a décidé l’obligation d’une année théorique à la faculté de Médecine pour les élèves désirant suivre la formation paramédicale, suivie de deux années de formation à l’institut de formation des paramédicaux (IFIRP). Ainsi, les élèves paramédicaux n’ont plus que deux années de mise en pratique, si auparavant, ils passaient la majeur partie de leurs trois années de formation, en stage.

Fatale
Ce même programme est celui qui doit être appliqué pour les instituts privés offrant des formations en paramédicaux, à partir de cette année universitaire 2016-2017, pour « hausser et uniformiser les acquis et compétences des élèves ». Roland Albert Razafindrakoto, président directeur général d’un institut privé, fait la même remarque. « La mise en pratique est insuffisante », se soucie-t-il.
Même des professionnels remettent ce programme en question. « Il existe des cours qui sont inadéquats au niveau d’étude. Et cette insuffisance du temps de pratique doit être revue. Ça doit être la base de la formation car la vie du patient en dépend. Une petite erreur peut être fatale », affirme un paramédical en fonction.
Toutefois, cette théorie ne devrait pas être prise à la légère. Lors du concours national pour le recrutement de 500 paramédicaux des instituts privés, la défaillance des connaissances sur la santé publique et la pharmacologie a bloqué des  milliers d’élèves.

Trois cents à recruter

Le professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo, ministre de la Santé publique, a remis les décisions d’affectation des 341 paramédicaux des instituts privés à Ampefiloha, hier. Il assure la compétence de ces paramédicaux qui ont complétement raté le test écrit, en décembre 2015, après un renforcement de capacité de six  mois. Il indique également, le recrutement de trois cents autres paramédicaux, au début de l’année.

Miangaly Ralitera