Océan indien

Jeux des îles – Un dossier se débloque

La baisse des subventions des ligues et comités pour les Jeux des Îles ne devrait finalement pas excéder 10%. Le club Réunion peut reprendre son souffle.

C’est une petite victoire, mais une victoire tout de même. Si, jusqu’à présent, la crainte d’une baisse substantielle des subventions continuait à planer au-dessus du mouvement sportif réunionnais, cette dernière a été dissipée avant-hier. Partiellement certes, mais dissipée tout de même. Après le Conseil Régional vendredi dernier, le collectif Prézisport a obtenu la garantie auprès de la DRJSCS que les subventions allouées aux ligues et comités pour les JIOI ne seraient en baisse que de 10%.

«Il y a toujours une baisse mais nous ne sommes pas loin de l’aide que nous avions demandée, se félicite Johan Guillou, le porte-parole de ce collectif créé, il y a deux semaines. Celle-ci ne sera finalement pas de 30% mais plutôt de l’ordre de 10%. Nous devrions pouvoir gérer plus facilement ce budget et je pense que le problème est en passe d’être réglé pour les Jeux». Il faudra, toutefois, attendre lundi pour en avoir la certitude.

Le collectif rencontrera son troisième bailleur de fonds, le Conseil départemental, qui ne s’est pas encore exprimé sur l’enveloppe qu’il compte débloquer pour la préparation du club Réunion. «Nous avons deux financeurs sur trois, je vois mal le dernier se désengager, poursuit Johan Guillou, le président de la Ligue réunionnaise de basket-ball. Les financements vont passer en commission du Conseil Régional dans dix jours et en commission territoriale de la DRJSCS début octobre ».

En 2h30 de réunion avant-hier, le directeur de l’antenne régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale n’aura, toutefois, pas réussi à dissiper le malaise qui touche le mouvement sportif péi. Au même titre que les autres régions de Métropole, la Réunion n’échappera pas aux coupes budgétaires
qui se profilent à l’horizon 2019.

«No Sport» maintenu
En 2018, le budget des sports était déjà en net recul avec une baisse de 7% par rapport à l’exercice précédent, passant de 517 millions à 481 millions. Selon la lettre de cadrage envoyée par le Premier ministre Edouard Philippe à Laura Flessel – l’ancienne ministre des sports qui a démissionné mardi – et révélée par le journal L’Équipe, cette baisse devrait encore s’accentuer en 2019 avec une diminution de l’ordre de 6,2 % du budget (de 481 millions à 450 millions) assortie d’un refus de déplafonnement des taxes du CNDS.

Bras financier du ministère des sports, le Centre National pour le Développe­ment du Sport devra lui aussi se serrer la ceinture et ne pourra plus injecter autant de crédits sur le terrain, notamment auprès des associations, puisque ceux-ci ont été réduits de moitié cette année (266 millions d’euros en 2017, 133 millions en 2018). C’est la mauvaise nouvelle. Cette réunion ne nous a pas rassurés sur l’avenir du monde sportif, regrette Johan Guillou. Les subventions CNDS ont baissé de façon alarmante et le gouvernement a annoncé une réduction des contrats aidés qui nous sont pourtant indispensables». De fait, le week-end «no sport»sera maintenu en lieu et place de la «fête du sport» programmée par le ministère éponyme du 21 au 23 septembre. «Ils ont pris 3 millions d’euros sur les crédits du CNDS pour le financement de cette fête du sport alors que nous devons déjà faire face à une baisse catastrophique, fulmine Johan Guillou.». En avril 2018,
un rapport réalisé par Marie-George Buffet, l’ancienne ministre des sports (1997 à 2002) et du député LREM Pierre-Alain Raphan évoquait la disparition possible de 20% des clubs dans certaines régions.

© JIR

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