Faits divers

Rançonnage à Tsaratanàna – Huit personnes écrouées à Ambatondrazaka

Impliqués dans le kidnapping de quatre salariés de Kraoma, huit individus dont quatre femmes ont été incarcérés à Ambatondrazaka, le vendredi 3 août.

Nouvel épisode dans l’affaire du rapt de quatre employés de Kraoma à Tsaratanàna. Quatre hommes, dont le chef du fokontany de Bemavo, et quatre femmes viennent de passer leur cinquième nuit à la maison centrale d’Ambatondra­zaka. Ramenés d’Andriamena dans le district de Tsaratanàna, ils ont été traduits devant le parquet, vendredi. Depuis, ils sont placés sous mandat de dépôt en attendant leur procès, dont la date n’est pas encore indiquée. En fait, une liste de chefs d’inculpation est retenue contre eux, notamment complicité d’enlèvement de personnes et association de malfaiteurs.
Sept personnes ont pendant quelques jours été placées en garde à vue à la gendarmerie jusqu’à ce que le huitième comparse, un des auteurs principaux du kidnapping, se fasse piéger. La vague d’arrestations qui a suivi, explique la prolongation de la garde à vue.

Estafettes et receleuses
Au cours de l’interrogatoire, chacun des suspects a reconnu certains faits, tel que les renseignements fournis aux ravisseurs par téléphone.
La bande de criminels comportait des femmes qui ont joué le rôle d’estafettes et de receleuses. « Au moment où les ravisseurs ont conduit les quatre otages en plein milieu des Tampoketsa, elles se sont chargées d’acheter des cartes de crédit qu’on leur a envoyés », confie un sous-officier de la gendarmerie. L’enquête a alors permis d’interpeller d’autres comparses jusqu’à Antananarivo.
Il y a une semaine, les trois derniers auteurs principaux de l’enlèvement ont été coincés à Talatamaty, avec une femme et un autre bandit venant de Tsaratanàna. Tous les cinq seraient encore interrogés au Toby Ratsiman­drava et seront présentés devant le juge d’instruction dès que l’enquête sera terminée, d’après les informations filtrées au compte- gouttes données par la Direction de la police judiciaire saisie de l’affaire. Aucun détail à l’issue de leur mise en examen n’a été livré.
L’aménagement de la route Andriamena-Tsarata­nàna est le principal mobile du rapt . « Ces dahalo ont voulu arrêter les travaux parce que maintenant que le tronçon est réhabilité, il sera facile de les débusquer », explique le député de Tsaratanàna, Jaona Ratefiarivony. Trois chefs du gang courent toujours.