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Développement durable – Les enseignants chercheurs en formation

Des formations axées sur cinq secteurs importants dont l’eau, l’habitat, l’énergie, l’informatique et l’anthropologie seront dispensées aux enseignants-chercheurs de trois universités de Madagascar, à savoir, l’université d’Antananarivo (Polytechnique), celle de Toamasina et l’Institut supérieur de technologie d’Antananarivo (IST). Cent vingt enseignants venant de France, Belgique et Espagne, spécialisés dans ces domaines, s’engageront et viendront à Madagascar pour former les enseignants malgaches, en matière de développement durable. « Il s’agit d’apporter une solution pérenne face aux problèmes de l’énergie renouvelable dans le pays », souligne Manitra Razafini­manana, coordonnateur à l’université Paul Sabatier de Toulouse.
Ce programme, d’une valeur de 942 000 euros, est issu du projet Madeehi financé par l’Union Euro­péenne. Ceci entre dans le cadre de la collaboration entre l’université d’Anta­nanarivo et l’université Paul Sabatier qui remonte à 2004, et a été renouvelé en 2015. Les universités bénéficiaires ont pris part à cette collaboration, dès le début du projet.
Les formations toucheront, en premier lieu, les enseignants et en deuxième lieu, les étudiants. Dans cette optique, 30 % des contenus des modules des étudiants en licence seront remodelés au début du projet. De nouveaux contenus s’y rajouteront. Dans quatre ans, les cursus universitaires suivront ces nouveaux modèles inscrits dans le projet. Ce projet permettra de renforcer l’influence sur la remise à niveau des formations malgaches vers les standards européens, ainsi que sur la qualité des enseignants et des enseignements, mais aussi sur la structuration du système LMD.
Avant de passer au master, les étudiants pourront jouir d’un master équivalent à ceux des masters à l’étranger. L’anthropologie a été choisie dans ces secteurs car la population sera la principale bénéficiaire de ce projet. « L’impact du projet devrait se faire sentir avant que celui-ci ne prenne fin, et ce, à travers l’information sur les nouveautés des formations qui devraient attirer beaucoup plus les étudiants vers les formations mises en place », soutient Manitra Razafini­manana. Un village vert sera mis en place dans le cadre de ce projet.

Mamisoa Antonia