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Intempéries – Une pluie diluvienne inonde la capitale

Le fleuve d’Antanimena hier après le déluge.

Les voies de circulation, se sont transformées en cours d’eaux hier. On fait état d’un enfant disparu et de plusieurs véhicules endommagés.

Scène de déluge. Les trombes qui se sont abattues sur la capitale hier après-midi ont transformé les rues en scènes chaotiques. Plusieurs voitures garées le long des rues sont prises d’assaut par des eaux montantes en perte de trajectoire. Rapidement, les canaux d’évacuation en centre-ville et dans les bas-quartiers sont bouchés laissant les eaux de pluies envahir les axes principaux de la capitale.
Le marché hebdomadaire du jeudi à Mahamasina fut d’ailleurs balayé par ces pluies diluviennes emportant plusieurs étals et marchandises. L’accès via la route du côté de Besarety est devenu quasi-impraticable avec les eaux jusqu’aux trois-quarts du
corps. Coïncidant avec la sortie des écoles, les traversées ainsi que la recherche des moyens de transport en commun sont devenues un vrai parcours du combattant. Ces trombes ont malheureusement fait une victime. Un enfant a été emporté par les eaux du côté d’Andraisoro et malgré les recherches acharnées des habitants et des éléments des pompiers, l’enfant reste introuvable.

Partage des responsabilités
« Les eaux de pluie s’agglutinent dans la ville faute d’égouts fonctionnels. Une situation similaire prévaut aussi lorsque le niveau des eaux des fleuves sillonnant la capitale dépasse un seuil provoquant des débordements. L’APIPA, pour sa part, s’occupe de la maîtrise de ces fleuves et veille à ce qu’un pompage régulier à la station d’Ambo­dimita rende normal le flux des eaux dans ces fleuves », explique Philippe Rateloson, directeur général de l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Anta­na­narivo (APIPA). Non seule­- ment les eaux non évacuées submergent la ville, mais les eaux qui dévalent les hauteurs charrient tout sur leur passage. À Tsara­lalàna, des véhicules sont piégés par les eaux, les voies étant inaccessibles.
« Les cas d’inondation doivent interpeller les autorités au sein de chaque Fokontany, il suffit de veiller à ce que les évacuations partant de chaque domicile soient opérationnelles. Le sens de la responsabilité doit émaner de chacun en se questionnant que faut-il déverser où », d’après Philippe Rateloson. Maisons et églises sont envahies par les eaux présageant un sinistre inéluctable. Les dégâts
sont prévisibles à l’exemple de l’effondrement des maisons tenues en humidité et des sans-abri par la suite.
Les voies de circulation dégradées menacent également les automobilistes, vu la taille des trous notamment sur les rues aux 67 Ha. Certaines routes deviennent glissantes et en face de l’IMATEP Ivandry, un véhicule 4X4 frôle un renversement au moment des pluies brutales du 7 février. Du côté d’Anosy à proximité du Palais du Sénat, des arbres chutent et sur les axes routiers à Ambohijatovo et Ankoron­drano, des embouteillages se créent.

Tsiory Fenosoa Ranjanirina