Social

Santé – La mortalité néonatale en baisse

Des agents de santé bien primés et bien dotés font de meilleures prestations et sauvent des vies.

Satisfaisant. Le taux de mortalité néonatale a diminué de dix neuf au lieu de deux cent cinq décès par an dans les centres de santé de base dans seize régions. Tel est le résultat de l’application du programme « Maternal child survival program » (MCSP), présenté, hier au Carlton Anosy. Ce programme s’affiche dans la cadre de l’accélération de la réduction de taux de mortalité maternelle et infantile financé par l’Usaid et en collaboration avec le ministère de la Santé publique. Plus de huit cent centres de santé de base et hôpitaux de district issus de seize régions de Madagascar ont pu améliorer la qualité de soins en leur fournissant des formations et les fournitures nécessaires pour l’accouchement. Il s’agit des régions de Diana, de Sava, de Boeny, de Melaky, de Sofia, d’Anala­manga, de Vakinakaratra, de Haute Matsiatra, de Vato­vavy Fitovinany, d’Amoron’i Mania, d’Ihorombe, d’Atsi­nanana, d’Analanjirofo, d’Ihorombe et d’Atsimo Andrefana. « J’ai étudié les cas de mortalité néonatale dans le centre, Je constate que ces décès sont dûs à la fréquentation des matrones. Depuis 2015, j’ai lancé le défi d’améliorer la qualité de soins et d’accueil dans mon centre pour que les femmes accouchent dans le centre. Depuis deux mois cent quarante cinq femmes sont venues dans le centre », explique Edy Andria­masoandro,
médecin chef du CSB II d’Anjiamangirana dans le district d’Antsohihy.

Nouvelle méthode
Environ mille cinq cent agents sanitaires ont été formés depuis 2015. Près d’un million de femmes ont bénéficié de soins prénataux de qualité. Près de deux cent mille femmes ont accouché pour prévenir l’hémorragie post-partum. Douze mille bébés sont nés après une réanimation. 8 à 24% des femmes a adopté la planification familiale après l’accouchement. Les femmes ne risquent pas l’hémorragie grâce à la piqûre utérotonique pour la gestion active de la troisième phase de l’accouchement. « Nous avons constaté que quand les agents de santé sont bien formés et possèdent des fournitures sanitaires, ils peuvent améliorer leurs prestations de service», souligne Éliane Razafi­mandimby, directeur du programme MCSP.