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Lynchage à Fénérive-Est – Vingt-et-une personnes devant le parquet

Neuf sur les vingt-et-un suspects ont été cueillis à Fénérive-Est.

Le chef fokontany d’Ambodihazina figure parmi les vingt-et-un individus à être présentés au parquet de Toamasina, ce jour. Ils sont impliqués dans le lynchage de trois inspecteurs de police.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Ambodihazina Fénérive-Est, celle du lynchage de trois inspecteurs de police, le 24 octobre. Vingt-et-un individus seront déférés devant le parquet près du tribunal de première instance de Toamasina, ce jour. Parmi eux, figurent le chef fokontany d’Ambodi­hazina et sa fille. Ils ont passé cinq jours et cinq nuits dans la cellule de la section des recherches criminelles de la gendarmerie où ils ont été placés en garde à vue. Une prolongation de celle-ci leur a été notifiée pour les besoins de l’enquête, selon les explications d’un officier supérieur.
Au terme d’un travail de longue haleine dans la collecte des renseignements menée conjointement par la gendarmerie et la police, le coup de filet a été procédé dimanche 2 décembre. Après la vindicte populaire en octobre, les auteurs auraient tous fui le village, suivant des informations concordantes. Ce qui a ralenti la recherche. Les fuyards auraient regagné leur domicile dès que le calme a semblé revenir.
« Huit gendarmes et treize policiers se sont aussitôt précipités sur les lieux. Tombés à pic, ils ont d’abord mis la main sur douze personnes, dont une femme, à Ambodihazina, lieu du crime. Puis, neuf autres, dont deux femmes sont interpellés à Fénérive-Est », a souligné la police judiciaire. L’une des femmes aurait incité les villageois à s’en prendre aux trois policiers.

Inculpations
L’arrestation s’est déroulée sans incident, comme l’a précisé la police. Sous les chefs d’inculpation d’assassinat, de rébellion et de vol, ces vingt-et-une personnes seront traduites devant le parquet de Toamasina ce jour. Aucune information n’a pourtant filtré de leur interrogatoire. Plusieurs habitants d’Ambodihazina ont de même passé tour à tour devant les enquêteurs pour être auditionnés avant cette arrestation massive.
Chacune des familles des victimes a porté plainte. Ainsi, la police nationale a déposé la sienne au parquet près du tribunal de première instance d’Antananarivo, le mardi 30 octobre. La gendarmerie a alors été saisie de l’enquête.
Le jour du 24 octobre, trois inspecteurs, en tenue civile, avaient effectué une perquisition dans la maison d’un collecteur qui venait d’être assailli par quatre bandits armés, deux jours plus tôt. La fouille avait réveillé les séquelles de cette attaque à main armée et avait alors tourné court. Les gens s’étaient du coup tournés vers ces éléments des forces de l’ordre qui ont été suppliciés à mort.

 

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