L'Express de Madagascar

Vie de parti – Le HVM en ordre dispersé

Les trois anciens ministres semblent avoir pris leur distance par rapport au parti HVM.

La course à la magistrature suprême est engagée. Des ténors du parti présidentiel, pourtant, s’écartent ou ont déjà quitté les rangs.

Des défections. Alors que la plupart des écuries politiques resserrent leurs rangs en vue de la course à la magistrature suprême, le parti « Hery vaovao ho an’i Madagasikara » (HVM), tend à s’effriter. Des figures de cette formation politique présentant la candidature du président de la République au scrutin du 7 novembre, ont bifurqué pour prendre d’autres chemins.
« Le parti HVM pourrait avoir été affaibli par le départ de certains de ses cadors. Ceux qui sont à la tête du parti actuellement souffrent, pour certains, d’une antipathie vis-à-vis du public et, pour d’autres, doivent prouver qu’ils sont capables de fournir le capital électoral nécessaire au parti lors de l’élection », affirme un ancien des Bleus. Il avance, notamment, le départ des anciens ministres Neypatraiky Rakotomamonjy, Paul Rabary, et Narson Rafidimanana.
Le premier, selon les informations « se concentre sur les œuvres sociales », et préparerait un come back à la Fédération malgache de football (FMF), par une candidature à sa présidence.

Alliés
Le troisième s’active, aussi, dans le social et tenterait de se refaire une place dans l’entrepreneuriat. Le seul qui veut se tailler la part du lion dans la politique est, pour l’heure, Paul Rabary, candidat à l’élection présidentielle. Lors d’une conférence de presse au Louvre, Antaninarenina, ce dernier a fustigé la démarche politique du HVM. Il déplore que le parti se soit construit à partir du sommet. Que ses dirigeants ne soient que des personnes désignées. « Alors que le HVM compte plusieurs élus, ses dirigeants n’ont aucune légitimité électorale », accable-t-il. L’ancien ministre de l’Education nationale affirme que les défections concernent tous les niveaux du parti.
Des élus comme Bertin Randriamihaingo, sénateur, ont quitté les rangs pour joindre d’autres camps politiques. Pour contredire ses détracteurs, cependant, le HVM a fait une démonstration de force lors de son assise régionale, à Antsiranana, au début du mois d’août. En réponse aux questions sur l’état de forme de la formation politique, ou encore, sa capacité à porter le président de la République à un second mandat, ses ténors affirment « nous sommes prêts. Nous nous sommes préparés aux élections depuis longtemps ».
Les Bleus, par ailleurs, misent, visiblement, sur ses alliés pour combler leurs éventuelles failles. En créant la plateforme « Voromahery », les sympathisants du candidat Hery Rajaonarimampianina, proposent, du reste, une alternative à ceux qui veulent le soutenir, mais ne veulent pas adhérer aux Bleus.