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Route Nationale 6 – Les infrastructures se dégradent de jour en jour

Les usagers doivent prendre des déviations pour éviter d’endommager leurs véhicules.

Des portions de route sur l’axe Nord sont complètement délabrées. Ce qui entraine de nombreux problèmes techniques et de sécurité pour les usagers.

Le constat  est  sans appel, outre la situation actuelle de la route nationale N°6 reliant Ambanja à Antsiranana, qui attend très prochainement le financement de l’Union Européenne pour sa réhabilitation, l’axe Ambanja-Antsohihy est  également dans un état de délabrement avancé. Les nids-de-poule de dimensions anormales ne se comptent plus. Seule une portion de 30 km sur 198 km, avant l’entrée dans la capitale de la région Sofia, est en bon état.
À la sortie du pont de Sambirano et tout au long de la RN6, les automobilistes doivent souvent slalomer pour éviter les fissures et les nids-de-poule. Celles-ci, pour la plupart font plusieurs centimètres de profondeur et un demi-mètre de largeur au minimum. La chaussée déformée risque de provoquer des accidents du fait qu’elle frôle souvent le bord d’un ravin. C’est pourquoi les voyageurs
s’inquiètent davantage lors d’un voyage de nuit.

Sur ce tronçon de la RN6, toute la chaussée
est délabrée.

Solution au lendemain

Même chez certains conducteurs, un sentiment d’insécurité s’installe. « Il faut qu’on rattrape d’autres véhicules pour voyager en caravane car les malfaiteurs opèrent souvent dans les mauvais tronçons de la RN6 », affirme Liva de la coopérative Kofmad.
Des usagers des routes nationales constatent tous les jours le désengagement de l’État sur les budgets d’entretien des infrastructures routières. Ils soutiennent que le gouvernement trouve de l’argent pour réparer les dégâts causés par les cyclones, mais a tendance à remettre au lendemain quand il s’agit d’entretiens périodiques.
Aujourd’hui on estime que seuls 45% de la RN6 est en bon état. Ce qui laisse entendre que la majorité des routes est mal sinon pas du tout réparée. Si on ne les entretient pas aujourd’hui, cela coûtera huit à dix fois plus cher à l’État et à la collectivité.
Pour le moment, des véhicules subissent des dommages dus à la dégradation des travaux de voirie. Le surcroit de la consommation du carburant provoque l’augmentation des frais de transport et les guichetiers n’ont plus pitié des voyageurs.

Raheriniaina