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Maevatanàna – Le général Noël Rakontonandrasana meurt noyé

Le général Noël Rakotonandrasana s’est installé  à Bemangoraka Maevatanana.

Le ministre de la Défense nationale du premier gouvernement de la Transition trouve une mort tragique. Le courant l’a emporté alors qu’il secourait un bouvier en détresse.

L’émoi saisit les Forces armées. Le général Noël Rakotonandrasana, ministre de la Défense nationale au début du régime transitoire en 2009, a été happé par une mort brutale. Emporté par un fort courant sur le fleuve Menavava, traversant le district de Maevatanàna à la hauteur de la commune rurale de Mahazoma, l’officier général n’a pas survécu.
Natif de la région Betsi­boka, l’ancien ministre est propriétaire d’un domaine, ainsi que de d’importants troupeaux de bœufs à Bemangoraka, une localité située à quarante-cinq kilomètres au Sud du chef-lieu de district de Maevatanàna. Dans la matinée d’hier, vers 10 heures, la mort le pistait lorsqu’il a fait traverser le fleuve à son troupeau, en compagnie d’un bouvier. Selon les informations recueillies sur place, la montée des eaux rend dangereux le passage en cette période estivale. Le point, dont une distance d’une
cinquantaine de mètres sépare les deux berges, est néanmoins fréquenté quasi-quotidiennement par les troupeaux et les bouviers, à gué.
D’après les informations recueillies auprès de la gendarmerie nationale à Maevatanàna, le général Noël Rakotonandrasana avait déjà réussi à rejoindre l’autre rive en luttant contre les eaux déferlantes lorsque, dans son sillage, le courant a brusquement emporté le bouvier qui le suivait.

Sauvetage éperdu
Dans l’affolement, il s’est rué vers le jeune homme, englouti sous les eaux et entraîné dangereusement en aval. En volant au secours de son compagnon, l’officier général à la retraite s’est, à son tour, retrouvé piégé dans les eaux, froides et profondes, du Menavava. Une trentaine de minutes après la noyade, le corps sans vie de l’ancien ministre a été repêché en aval.
Dans l’espoir d’une ultime tentative de réanimation pourtant perdue d’avance, le corps a été examiné par un médecin, mais l’officier général avait déjà succombé à une asphyxie après des dizaines de minutes d’immersion.
La dépouille a été remise à sa famille pour les funérailles qui se tiendront à Mahazoma même.
Avant que ce drame ne se produise, le bouvier rescapé avait signalé à la gendarmerie des vols récurrents, dont le bétail de l’ex-ministre en a fait les frais. Pour le seul mois de janvier, deux cas sont enregistrés. Pour le premier, les dahalo ont fait main basse sur six zébus, contre huit pour le dernier cas recensé.