Faits divers

Car-Jacking à Mahamasina – Trois mois pour retrouver une Sprinter volée

Le minibus volé a été utilisé dans une coopérative  de zone F, à Ampefiloha-Ambatofotsy.

Une marque très en vogue en ce moment. Un énième vol de voiture, un minibus de marque Mercedes Sprinter 312, a fait l’objet d’une investigation de longue haleine menée par la brigade criminelle de troisième section (BC3) pendant trois mois. Ce car-jacking, au cours duquel le chauffeur a été menacé avec un sabre par deux individus et son aide forcé à se recroqueviller sous les sièges, s’est passé le 31 août, vers 4h 30 du matin, du côté de Mahamasina. L’un des braqueurs s’est mis au volant pour s’enfuir. Trois mois plus tard, soit le 29 novembre, la Mercedes complètement transformée a été retrouvée à Andoha­ranofotsy.
Le propriétaire de la Sprinter a déposé une plainte, dès le jour de sa disparition. Les enquêteurs ont découvert les dernières traces des malfrats à Ampefiloha, où ils ont fait descendre le conducteur et son aide avant de disparaître de la circulation.
Dès cet instant, les recherches ont été engagées. Des renseignements recueillis tout au long de l’enquête révèlent que le minibus était utilisé pour le transport en commun, dans une coopérative de la zone F, reliant Ampefiloha à Ambatofotsy. Il a donc fallu se rendre sur les lieux pour que la police effectue l’inspection.
« La voiture a été interceptée sur la route d’Andoharano­fotsy. Modifiée de l’extérieur à l’intérieur, elle a, néanmoins, été reconnue par le vrai propriétaire grâce à des signes particuliers », selon les informa­- tions judiciaires.

Des papiers prédisposés
Ce jour-là, le chauffeur a demandé son patron de venir et ce dernier est facilement tombé dans le piège.
La femme du « patron », la tête pensante du vol, a, pour sa part, été attrapée dans les mailles du filet de la BC3 dans le même quartier. Elle a cité les deux auteurs principaux du car-jacking. Le couple avait acheté les papiers de Sprinter 312 sur Facebook avant de procéder au vol, le 31 août. « C’est la femme qui s’en est chargée, tandis que son mari s’est occupé de l’opération. Une fois le véhicule en main, ils ont échangé les papiers avec ceux prédisposés », explique un enquêteur.
Lundi, après leur interrogatoire, les quatre suspects, âgés de 22 à 49 ans, ont été transférés au parquet qui a assigné leur délit. « Une acquisition d’un véhicule détourné constitue un recel de vol », spécifie un magistrat.
Aux dernières nouvelles, deux d’entre eux, dont la femme, ont été placés à la maison centrale d’Antani­mora et les deux autres, à Tsiafahy.