Faits divers

Embuscade à Maintirano – Un gendarme reçoit quatre chevrotines

Des habitants terrorisés après l’embuscade assistent à l’évacuation du gendarme vers Maintirano.

Une embuscade violente a éclaté à Ambalakida-Maromavo, district de Maintirano, samedi matin vers 5h. Un gendarme stagiaire a été blessé par les chevrotines des bandits.

Une scène d’échanges de tirs digne d’un film western. C’est ce qui s’est produit samedi matin aux environs de 5h dans le fokontany d’Ambalakida, commune de Maromavo, district de Mainti­rano où deux gendarmes sse sont affrontés avec une trentaine de bandits armés. L’un d’eux, un stagiaire, a été touché par quatre plombs dont un à la tête, deux au bras et le dernier au genou.
Sitôt mis au parfum d’une tentative d’assaut du fokontany par la troupe, ces gendarmes en mission à Maromavo à six cent mètres du lieu se sont dépêchés. Dans une rizière qu’ ils devaient traverser avant d’atteindre le village en haut, des coups de feu ont été tirés dans leur direction. D’après les études des circonstances d’un officier supérieur de la compagnie de Maintirano, la bande s’est cachée pour les attendre et les prendre au piège à l’entrée du bourg. C’est là que le stagiaire a reçu les chevrotines. Malgré les blessures, tous les deux ont répliqué aux tirs et n’ont pas lâché prise jusqu’au bout. Quelques assaillants ont également été blessés, avant de battre en retraite. Ils ont vidé les lieux sans pouvoir voler les villageois.

Terreur
Après ce guet-apens, les deux gendarmes ont rejoint le centre hospitalier de base (CSB2) de Maromavo pour se soigner. « Ce matin-même, le renfort dirigé par un officier est venu sur place et s’est lancé dans la recherche des malfrats. Une équipe a transporté le collègue blessé vers Maintirano », a communiqué la gendarmerie locale.
D’après les informations fraîchement recueillies, il n’y a rien à craindre quant à son état de santé après les premiers soins. « Les projectiles ont été retirés de son corps, puis on lui a fait des pansements », a confié un médecin. D’après les points de situation quotidienne du service de la communication et des relations publiques (SCRP) de la gendarmerie nationale, trois gendarmes stagiaires ont au moins été blessés dans des interventions comme celle-ci cette année.
Les coups de feu pendant lesquels les habitants se sont enfermés chez eux ont semé la terreur à Ambala­kida. Repoussés, les malfaiteurs ont disparu sans laisser aucune trace. La gendarmerie poursuit toujours la recherche.