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Marché de devises – L’ariary continue sa dépréciation

Depuis quelques mois, la monnaie nationale a perdu sa valeur face aux principales devises. Les importations, en cette fin d’année, ont accéléré cette dépréciation.

La chute de l’ariary s’accélère. La monnaie nationale a enregistré une chute vertigineuse au cours des derniers mois. Après avoir eu un regain au mois de juillet, elle a connu une dépréciation depuis le mois d’août. Sur le marché interbancaire de devise, selon les statistiques publiées sur le site de la Banky foiben’i Madagasikara, la monnaie européenne équivalait à 3390,74 ariary au début du second semestre pour arriver à 3610,66 ariary le mois dernier. Le billet vert, quand à lui, s’échangeait à 2948,15 ari­ary au mois de juillet pour finir à 3076,89 ari­ary en octobre, soit une légère dépréciation.
Cette dépréciation s’explique par le ralentissement des exportations de vanille, l’une des premières sources de rentrée de devises du pays ainsi que la forte hausse des importations en cette période de fin d’année, selon Alain Hervé Rasolofondraibe, gouverneur de la BFM lors d’une conférence de presse vendredi.

Mauvais signe
La dépréciation de l’ariary n’est pourtant pas un bon signe pour l’économie nationale. Les effets immédiats de cette relative importante dépréciation de l’ariary seront, évidemment, la hausse des prix des produits importés.
La hausse du prix à la pompe, ces derniers mois, est le premier résultat, puisque la parité devise et ariary est l’un des facteurs de fixation du prix maxima à la pompe.
« Quand il y a une dépréciation de l’ariary, les exportateurs vers les marchés “en dollars” par exemple se trouvent dans une situation difficile. Ils annoncent que leur compétitivité est menacée. Et comme nous savons tous qu’une dépréciation aura un impact sur les prix des produits importés, on se demande s’il est possible de mettre en place un équilibre, un taux stable pour tisser une meilleure compétitivité », tient à souligner le numéro un de la BFM.
Par ailleurs, les réserves de devise de la banque ont connu une augmentation. D’après le gouverneur, celles-ci atteignent 1,485 mil­liards de dollars contre 1,1 milliard de dollars américain au mois de mars.

Lova Rafidiarisoa