L'Express de Madagascar

Energie – La future centrale de Sahofika sort de l’eau

Les parties prenantes du projet s’accordent déjà sur les engagements environnementaux.

Les grandes lignes du projet sont définies. Le début de construction de la centrale de Sahofika s’effectuera dès que les négociations publiques et privées s’achèveront.

En marche.La signature du document synthétisant les principaux termes du contrat de construction de la future centrale hydroélectrique de Sahofika a été effectuée hier par les parties prenantes du projet à Ampandrianomby. Ainsi, le gouvernement, à travers le ministère de l’Energie et des hydrocarbures, est en cours de négociations avec le consortium français, composé des sociétés Eiffage, Themis, Eranove et HIER pour définir les grandes lignes du contrat.
« La signature du véritable contrat se fera dans quelques mois, mais ne dépassera pas une année. Nous sommes en train de voir toutes les facettes des termes afin de trouver le meilleur terrain d’entente de façon à optimiser la collaboration entre l’Etat et les partenaires privés », explique Lantoniaina Rasoloelison, ministre de l’Energie et des hydrocarbures.
Pour le moment, aucun chiffre précis n’est prononcé sur la valeur du contrat, ni sur le prix d’achat que la Jirama aura à payer pour l’électricité qui sera fournie par la centrale. Cependant, les engagements des parties prenantes par rapport à l’environnement, l’augmentation du taux d’accès à l’électricité ainsi que les impacts sociaux sur la région, ont été avancés lors de la présentation du projet. Ainsi, avec une projection de puissance de 192 mégawatts, Sahofika aura un apport conséquent par rapport à l’approvisionnement en électricité sur le réseau interconnecté d’Antananarivo, tout en améliorant les conditions sociales des populations des localités environnantes avec la construction de nouvelles infrastructures routières.

Financement
Prévu réduire les coûts de carburant en trois ans pour la Jirama, à hauteur de cinq cent millions de dollars, Sahofika est un projet titanesque, difficilement réalisable pour l’État malgache. « Nous parlons ici d’une infrastructure dont la construction avoisine le milliard d’euros. Les recherches et les promesses de financement, à l’instar du soutien confirmé de la Banque Africaine de Développement, sont déjà en cours, mais l’État seul ne pourra pas assurer la concrétisation sans recourir à l’augmentation des dettes. Raison pour laquelle nous avons encouragé le partenariat public-privé en lançant cet appel d’offres international, il y a trois ans, pour aboutir à la signature de ce “terme sheet” ainsi que le vrai contrat d’ici peu », détaille le ministre de l’Energie.
De son côté, confiant sur la collaboration, à Olivier Jaomiary de conclure « La production électrique provenant de cette centrale sera l’une des moins coûteuses à l’achat pour la compagnie nationale d’électricité. Le fait est que l’hydraulique, par rapport au solaire et au thermique, est la source d’énergie la plus stable parmi les trois ». Une annonce qui laisse enfin présager un prix de l’électricité à bon marché pour les usagers de la Jirama.