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Natation – Jean Clovis Ramanisa n’est plus

Le monde de la natation est en deuil. Jean Clovis Ramanisa, une figure emblématique de la natation s’est éteint jeudi suite à un infarctus du myocarde à 71 ans.
Œuvrant dans le monde de la natation en étant à la tête du club nautique universitaire de Tananarive (CNUT) aux 67 ha dans les années 90 et 2000, Jean Clovis Ramanisa a contribué à l’éclosion de la relève de la natation. Au sein du CNUT, il forme des nageurs d’envergure mais aussi ses propres enfants, Mbolatiana Ramanisa, Mahery Zo Ramanisa, Keke et Zoly Ramanisa. Par la suite, il a pu occuper le poste de directeur technique national de la fédération malgache de natation, celui de vice-président de la fédération malgache de natation mais aussi le poste de président de la ligue régionale d’Analamanga.
Il a aussi pu former des nageurs de la trempe de Bako Ratsifandrihamanana et a pu accompagner les équipes nationales un peu partout durant les Jeux africains, les Jeux olympiques mais aussi les Jeux des îles de l’océan Indien.
Outre ses expériences en tant que grand technicien de la natation malgache, Jean Clovis Ramanisa était aussi, un ancien handballeur de l’AS Saint Michel et un amateur d’haltérophilie à Antsaha­manitra. Il fut également l’un des piliers qui ont ramené le water-polo à Madagascar.
On l’a connu aussi en tant qu’enseignant chercheur à l’université d’Antananarivo, au sein de l’école normale supérieure, département d’éducation physique et sportive où il enseignait la natation mais aussi la statistique.
Jean Clovis Ramanisa qui avait comme adage «What the mind believes, the body achieves» ( ce que l’on pense, le corps exécute) laisse derrière lui huit enfants et huit petits enfants mais aussi une génération de sportifs effondrés. Il appartenait à une famille passionnée d’équitation. Son père était un grand éleveur de chevaux.
Grand fan de Johnny Halliday et d’Eddy Mitchell, Jean Clovis Ramanisa était un grand rêveur, un éternel rebelle qui aimait danser le rock’n roll et qui faisait partie des militants de 1972 et fut emprisonné à Nosy Lava. « Il portait bien son nom : Lovy Love…car ce fut un grand-père, un père, un frère, un homme d’amour », rappelle sa petite fille Ialy Ramanisa et sa fille Mbolatiana Ramanisa.
La levée du corps aura lieu ce dimanche à 12h du coté d’Antsahabe pour rejoindre ensuite le FJKM Tsiafahy Fihavaozana où se recueilleront la famille et les proches autour d’une messe. C’est seulement après que le corps de Jean Clovis Ramanisa sera emmené au caveau familial à Ambatofotsy Tsiafahy.

Dina Razafimahatratra

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