Faits divers

Trafic de munitions – Des balles de kalachnikov vendues au détail

Les munitions saisies sur les quatre premiers suspects arrêtés à bord d’un taxi.

Un renseignement a conduit à une saisie de cent vingt munitions à Anosipatrana et à l’arrestation de sept individus, dont des militaires, la semaine passée.

Combinaison. Trois militaires, dont les grades restent confidentiels, viennent d’être démasqués par la police d’Ilanivato et la brigade criminelle de quatrième section (BC4) dans un trafic de munitions. « L’un d’eux qui a été placé sous mandat de dépôt est un élément du 1er régiment de transmission et de soutien (1erRts) de Fiadanana et les deux autres ayant bénéficié d’une liberté provisoire sont un militaire et un gendarme », précise un officier général au service de l’information et de communication de l’armée (SICA), près de l’Etat-major général de l’Armée malagasy (EMGAM).
C’est le mercredi 28 novembre qu’un renseignement passé au peigne fin a porté ses fruits. Les jours précédents, la police d’Ilani­vato a été informée de la circulation de munitions dans sa circonscription. De là, le contrôle des voitures passant par la route digue d’Anosipatrana a été renforcé. La clairvoyance des éléments déployés sur place a de plus permis, ce mercredi-là, d’immobiliser un taxi, à bord duquel se trouvaient quatre individus trahis par leur allure suspecte. Les agents ont tout de suite braqué leurs yeux sur les contenus de la voiture et ont mis la main sur quelques cent vingt balles de kalachnikov.

Jeté en prison
Il fallait ensuite amener les quatre suspects à la BC4 afin de poursuivre l’enquête sur l’origine de ces provisions d’arsenal de guerre et de mener une investigation s’y rapportant. L’identi­fication du lotissement de projectiles a immédiatement donné aux détectives du grain à moudre.
Le même jour, trois hommes ont été piégés du côté de Mahamasina, tous des militaires, selon la police. Considéré comme étant le propriétaire de ces charges, le trio a de même été embarqué dans les locaux de la BC, à Anosy pour être mis en examen. « Il aurait approvisionné le trafic dans la capitale et dans les provinces », selon les premiers éléments de l’information judiciaire. « Il vend une balle à six mille ariary », ce qui explique notamment le foisonnement des armes de guerre détenues par des bandits.
Au terme de leur garde-à-vue, les sept personnes épinglées dans cette affaire ont été déférées devant le parquet, au tribunal de première instance d’Antana­narivo.