Faits divers

Toamasina – Le lieu de séquestration d’Annie et Arnaud découvert

L’organisation criminelle auteur du kidnapping d’Annie et Arnaud sème  la terreur à Toamasina depuis des années

La gendarmerie a mis à nu la villa où des victimes de rapt, dont Annie et Arnaud ont été séquestrés. Les malfaiteurs s’y seraient déjà adonnés à des trafics d’organes.

Un pan de voile de levé sur le rapt d’Arnaud Ramiliarison et de sa sœur Annie, kidnappés à Toamasina le 25 novembre 2015. Plus de trois ans après l’enlèvement, la villa où les malheureux ont été séquestrés pendant leur captivité est finalement portée au grand jour. « Annie et Arnaud ont été séquestrés dans une propriété assez discrète à Tsarakofafa. C’est un repaire de malfaiteurs où des suspicions de trafic d’organes ont provoqué un tollé en 2013 », lance le lieutenant-colonel Théodule Ranaivoarison, commandant du groupement de la gendarmerie nationale de la région Antsinanana.
« Cette tanière de ravisseurs a été mise à nu après la libération au forceps, sans versement de rançon du patron de Transfy. L’opérateur économique d’origine indienne qui en a fait les frais y a été gardé. Les descriptions du lieu de séquestration, signalées lors du kidnapping d’Annie et Arnaud concordent avec celles de la villa où il a passé sa captivité », poursuit le commandant du groupement de l’Atsinanana.
Les déclarations du propriétaire de Transfy après sa libération, ont révélé qu’il entendait par moments des bruits de moteur des avions et que chaque début de matinée, vers 6 heures, il était réveillé par des chants de troupes.

Signalements concordants
Lorsque le kidnapping de l’opérateur économique est arrivé à son heureux dénouement, il s’est avéré que le lieu de séquestration se trouve à proximité du camp du génie militaire mais les forces de défense et de sécurité n’y ont vu que du feu lors des rapts précédents et les ravisseurs ont du coup opéré dans l’ncognito total, sans éveiller le moindre soupçon. Lorsque l’inquiétude a saisi la famille des deux captifs, le procureur de la République, près du tribunal de première instance à Toamasina a appelé à se manifester quiconque serait en possession d’informations susceptibles de permettre de localiser l’endroit où étaient gardés Annie et Arnaud mais en vain. Les riverains n’y ont vu que du feu et les kidnappeurs ont opéré au nez et à la barbe de la population riveraine. à la lumière des informations communiquées par la gendarmerie, les malfaiteurs louent la villa depuis des années. Soupçonnés d’avoir trempé dans les actes criminels y ayant été perpétrés, le couple propriétaire de la maison a été interpellé puis placé en garde à vue par la gendarmerie.