Faits divers

Rapt à Menerinerina – Des dahalo enlèvent deux filles d’un collecteur

Manerinerina a été le théâtre de deux enlèvements en l’espace de quelques jours.

Deux cas de rapt en l’espace de vingt-deux jours, à Manerinerina. Après l’enlèvement de Rahima, une petite fille de 11 ans, deux autres mineures de 13 et 17 ans viennent d’être ravies par un commando de dahalo armés, à Matsaborivato, un fokontany de cette localité. Ce coup a été opéré dans la nuit de jeudi 29 novembre, vers 21h 30, où quinze individus munis de trois fusils de chasse ont fait intrusion chez un couple collecteur malgache. Ils ont de même amené la mère des otages, mais l’ont relâchée un peu plus loin du village. « Ils lui ont ordonné de leur préparer une rançon d’un montant de 150 millions d’ariary pour qu’ils libèrent ses filles », renseigne un proche.
D’emblée, sur les circonstances de cet enlèvement, les bandits se sont tranquillement infiltrés dans la cour de la cible pendant qu’il pleuvait des cordes. Du coup, personne n’y entendait goutte. À l’intérieur, sous la menace des fusils, les locataires ne pouvaient rien résister ni pousser un cri. « En fait, la scène s’est passée en très peu de temps. C’était comme si elle a été bien minutée », raconte le commandant de groupement de la gendarmerie de Boeny, au téléphone, hier.
Ces suspects assiégeant le domicile du collecteur se sont finalement fait remarquer par un voisin qui les aurait rapidement signalés à la gendarmerie.

Négociation de rançon
Tombés à pic, des éléments de patrouille de nuit sont arrivés sur place et ont tiré un coup d’intimidation pour que les ravisseurs lâchent leurs proies. Ils ont, en revanche, happé les deux filles et leur mère.
Une poursuite avec des membres du fokonolona a été effectuée toute la nuit, mais s’est avérée infructueuse. Un peu plus loin du village, la mère de ces enfants kidnappées est revenue saine et sauve. Deux vies humaines restent toujours en danger, et d’ici, la gendarmerie joue serré la filature. « La famille des victimes a déjà porté plainte. Pour l’instant, nous n’avons pas de nouvelle des filles toujours entre les mains des dahalo », a confié le commandant de groupement.
Ces brigands ont emporté le portable du père des otages avec lequel ils communiquent avec la famille pour négocier la rançon.
Aux nouvelles du front, une réquisition judiciaire auprès d’un opérateur mobile a récemment été mise à la disposition des enquêteurs pour tenter de localiser la bande. Cette dernière, à cause de la forte pluie, n’a pas laissé la moindre trace avant de disparaître du nord au sud dans la nature.