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Antananarivo – Les eaux perturbent la circulation

La montée des eaux complique la circulation  des personnes et des véhicules à Antananarivo.

Les premières pluies engendrent l’obstruction des canaux d’évacuation à Antananarivo. Les quartiers en basse altitude risquent des difficultés d’accès aux piétons comme aux véhicules.

Les pluies depuis le 1er décembre créent des nappes d’eau, le long des rues dans les quartiers populaires d’Antananarivo. Les égouts en mauvais état ne peuvent pas faire évacuer normalement ces eaux. Les canaux sont bouchés et les eaux de pluie n’y circulent plus. En conséquence, les mares inondent les voies de circulation. De Besarety à Andava-mamba, les habitants commencent à revivre leur calvaire annuel. « En saison des pluies, on fait toujours face à la montée des eaux. Plus il pleut, plus le risque d’inondation se confirme. Le problème vient des canaux qui ne peuvent plus écouler les eaux de pluie qui se déversent sur les chaussées », explique un ingénieur des travaux publics résidant à la cité des 67 ha.
Tant que les canaux d’évacuation ne peuvent plus recueillir les eaux de pluie, les eaux débordent et squattent les rues. L’embouteillage est l’effet direct des eaux montantes. « Lorsque l’accès aux voies de circulation devient difficile, le nombre de tours possibles devient réduit. Si généralement, un gain journalier est estimé autour d’un certain montant, ce montant ne peut plus être atteint dorénavant », déplore un chauffeur de taxi-be assurant la desserte de la ville du côté d’Antohomadinika.

Risque
La défaillance de l’évacuation des eaux conduit au blocage de la circulation, renforçant ainsi le volume des embouteillages.
Les eaux persistent actuellement dans la circonscription du premier arrondissement de la ville d’Antananarivo. Il s’agit d’une situation habituelle pour les habitués des lieux. L’interconnexion des rues à Antananarivo fait cependant subir aux autres axes l’effet des eaux non évacuées. Aucune noyade ni immersion n’est jusque-là signalée par les sapeurs-pompiers. L’hygiène et la salubrité sont toutefois
remises en cause tant pour les véhicules que pour les usagers. « Les eaux abondent actuellement dans les rues, certes, mais il faut également prévoir l’abattage des arbres qui mettent en danger la circulation. Le personnel et le matériel du corps des sapeurs pompiers sont prêts à la mobilisation, dès qu’une situation alarmante prévaut. Mais mis à part le problème de la circulation, les habitations en risque d’écroulement aux bords ou non des routes, doivent être signalées. La sûreté des biens et des personnes est la priorité de tous. Tant que la montée des eaux ne fait aucune victime, la prudence s’impose à tout un chacun, où qu’il circule », fait savoir le Lieutenant-Colonel Francky Ramanohara, commandant du corps des sapeurs pompiers de la capitale. « Les précipitations vont se poursuivre jusqu’à jeudi. Les pluies s’abattront sur les régions centrales du pays avant un passage vers l’Ouest », indique un responsable au niveau de la direction de l’exploitation des données météorologiques.

Tsiory Fenosoa Ranjanirina