A la une Actualités Faits divers

Université de Toamasina – Neuf arrestations, quatre militaires blessés

Des étudiants grévistes se sont déchaînés sur les forces de l’ordre, hier. Un gendarme, un policier et deux militaires sont blessés.

Une horde d’étudiants en état d’énervement total s’est mesurée aux forces de l’ordre à l’université de Barikadimy Toamasina dans la matinée d’hier. Neuf arrestations sont dénombrées de source auprès de la compagnie territoriale de la gendarmerie nationale à Toamasina. Ces étudiants ont été relâchés 45 minutes plus tard après vérification qu’ils ne sont pas des mercenaires. Couverts de jets de pierres, quatre éléments des forces de l’ordre sont en revanche blessés, dont un gendarme, un policier et deux militaires. Les manifestants ont incendié un entrepôt de matériaux de construction, lancé des galets, brûlé un tas de bois devant l’amphithéâtre et mis le feu à un bosquet de pin dans l’enceinte de l’université, lorsque la vive tension a atteint son summum.
Se heurtant à des problèmes de logement et de non-perception de bourse d’étude, des centaines d’étu­diants se sont insurgés.
«Environ deux mille neuf cents d’entre nous ne figuraient pas dans la liste des étudiants boursiers lorsque celle-ci a été publiée. Des pourparlers ont été entamées et une liste additive a été sortie. La tension est montée d’un cran lorsque seulement trois cents étudiants ont été choisis pour bénéficier des bourses, au détriment des deux mille six cents restants», se désole Frank Marino Ratsim­bazafy, l’un des meneurs de la manifestation.

Manipulation
Des problèmes de logement et d’électricité qui sévissent dans le campus viennent de surcroît s’y ajouter. Dans la matinée d’hier aux alentours de 9 heures, les étudiants grévistes ont formé un attroupement bruyant. Ils allaient s’emparer des bâtiments de la nouvelle cité universitaire lorsque les éléments de l’État-Major Mixte Opérationnel de Toamasina ont débarqué pour les stopper dans leur élan.
Entre temps, les étudiants en furie avaient déjà provoqué les incendies en question.
«Un vent d’apaisement souffle dans l’université de Barikadimy après ces altercations. Des représentants du ministère de l’enseignement sont sur place et l’Organe Mixte de Conception (OMC) est saisi pour débloquer la situation. Une réunion où seront représentés entre autres les délégués de classe ainsi que les présidents régionaux se tiendra demain (NDLR: ce jour). Il ne devrait pas y avoir de regain de violence à moins qu’il n’y ait manipulation à la base», lance le général de brigade Serge Gellé, commandant de la CIRGN à Toamasina.
Pour sa part, Jérôme Velo, président de l’université de Toamasina a expliqué hier que seuls les étudiants inscrits sont boursiers.
«Pour ce qui est du problème d’électricité qui impacte fortement sur les logement, il faut un budget d’environ 249 millions d’ariary pour refaire les installations électriques, ce qui est bien au dessus des moyens de l’université», confie Jérôme Velo. Des solutions qui devraient découler de la réunion d’aujourd’hui sont attendues.

Andry Manase

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • « Tsy hianatra izahay raha tsy mahazo bourse e. »
    Angaha moa hamelomanareo ny fanjakana ny fianarana ataonareo fa tsy hamelomanareo ny tenanareo ihany? Aza mianatra e