Faits divers

Morondava – Une enseignante tuée par ses cambrioleurs

Une quinquagénaire a été mortellement blessée par des cambrioleurs. L’un d’eux a subi la vindicte populaire.

Une grave hémorragie due à une blessure dans la nuque a entraîné la mort d’une dame âgée de 56 ans, dimanche à Morondava. Cette enseignante au CEG de la ville a été attaquée chez elle par des bandits vers 23 h 30. Ces cambrioleurs ont emporté du matériel de sonorisation. En fait, l’un d’entre eux a été arrêté par la police, plus tard dans la nuit du dimanche même. Mais il n’a pas survécu aux coups reçus, suite à une vindicte populaire.
La victime habitait en plein centre de la ville de Morondava en compagnie d’une jeune fille de 15 ans. Ils étaient une bande de quatre individus, armés de fusil et d’objets tranchants, à entrer de force dans la maison de l’enseignante. Ils ont forcé une fenêtre et ont surpris les deux femmes en plein
sommeil dans leur lit. Les bandits ont exigé tout l’argent que la dame possédait. Comme elle a répliqué qu’elle n’en avait pas chez elle, ils n’ont pas hésité à blesser à la hache sa nuque.

« Les cambrioleurs avaient eu également l’intention de violer la jeune fille. Heureusement, les forces de l’ordre sont arrivées très vite. Toutefois, ils ont réussi à s’échapper », a relaté un responsable de la police nationale.

En cavale
En fait, les policiers se sont répartis les tâches, certains sont restés au chevet de la blessée pour essayer de la secourir, tandis que d’autres sont partis à la poursuite des bandits meurtriers.
Quelques heures plus tard, les forces de l’ordre ont été avisées de l’existence d’un autre cambriolage et d’une attaque à main armée dans le fokontany de Nama­hora. Avec la collaboration des gens du quartier, une poursuite a été initiée, laquelle a abouti par l’arrestation d’un individu. Ses complices, au nombre de trois, ont pu s’échapper. Par la suite, il a été prouvé que c’était la même bande qui avait cambriolé la maison de l’enseignante. Des membres du fokonolona se sont alors pris violemment à l’homme appréhendé qui a été tué par une foule en colère.
« Cet homme était un détenu en cavale. Par ailleurs, selon les informations collectées hier après-midi, un autre individu est soupçonné d’être un complice », a précisé le responsable au sein de la police nationale à Morondava.