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Examen national – Des sujets hors programme au menu

Les deux premières épreuves de l’examen du BEPC ont démoralisé plusieurs candidats. Ils évoquent des sujets hors programme et longs.

Des candidats sont sortis de leur salle d’examen découragés, à la deuxième épreuve de l’examen du BEPC. Têtes baissées, regards vides, ils ne souhaitent qu’oublier ce premier jour et se préparer aux autres matières. «Des questions que nous n’avons pas traité en classe ont figuré dans l’épreuve de Sciences naturelles. On nous a demandé de donner le nom de l’agent de la diphtérie, le rôle du formol, et de donner le nom de la méthode de Ramon. En géologie, il y avait une question sur le tamisage, mais ce n’est pas compris dans le programme non plus», signalent quelques candidats, hier.
Des enseignants de la matière concernée confirment ces soucis des candidats. « Le sujet a été hors de portée. Nous ne traitons que cinq maladies microbiennes. Peut-être que les concepteurs de sujet ont posé ces questions par rapport au fait que nous parlons du vaccin contre la diphtérie en classe de 3ème. Mais la plupart des enseignants n’ont pas pensé à détailler cette maladie », explique un enseignant de Sciences naturelles dans un collège d’enseignement général (CEG). Ce dernier certifie que la longue grève des enseignants n’y est pour rien. « Nous avons achevé tout le programme, malgré la suspension des cours ».

Long
La directrice du CEG à Antanimbarinandriana, Lanto Harisoa Ravololomanana a indiqué : « Selon des responsables de la matière dans mon établissement, ces questions n’ont pas été vraiment hors programme. C’est la façon dont les questions ont été posées qui était inhabituelle. Ceux qui s’habituent à des exercices systématiques ne s’en sortent pas. Il faut des connaissances générales».
Le matin, les candidats s’en sortaient déjà tant bien que mal avec l’extrait d’un texte de l’écrivaine Esther Randriamalala Randria-mamonjy. « Il y a eu des questions simples, et d’autres plus laborieuses. Mais en général, l’épreuve de Malagasy a été plus abordable », indique Fenitra, une autre candidate. Toutefois, le sujet a été trop long. Ils n’avaient que 3 heures et 15 minutes pour répondre aux questions et composer un texte sur l’interdépendance entre la vulnérabilité d’une grande partie de la population et l’insécurité.

Beaucoup d’entre les candidats à Antananarivo ont perdu espoir, dès ce premier jour. «Je n’ai pas répondu à quelques questions au Malagasy, à savoir à la composition de texte. Le temps a été trop court», indique Fandresena. «Il y a peu de chance que j’obtienne la moyenne aux Sciences naturelles. Je suis certaine que j’ai donné de mauvaises réponses à plusieurs questions», évoque Tatiana, une candidate au centre d’examen à Nanisana.