Culture

IS’ART Galerie Ampasanimalo – « Fet’Art » célèbre huit ans de passion à travers l’art

Le groupe Njava a apporté une touche particulière à l’évènement.

Fraternel et solidaire, le tout porté par une passion intarissable de la part d’une communauté d’artistes de la capitale. L’Is’Art Galerie s’est littéralement affirmé, tel un village artistique unique en son genre au sein d’une ville avide de créativité. Fondé par Tahina Rakotoarivony en 2011, il a, depuis, réussi l’exploit de se représenter comme l’un des lieux incontournables de la capitale. D’Analakely à ses débuts où il était simplement une galerie d’art, à Ampasanimalo aujourd’hui où il est devenu un véritable antre de l’art urbain, contemporain et musical, l’Is’Art Galerie ne cesse de gagner en envergure. Célébrant d’une manière ponctuelle sa création, l’évènement « Fet’Art » qui en était ainsi à sa 8e édition ce week-end, fut des plus festifs et enchanteurs. Porté par une programmation copieuse, « Fet’Art » sublime les lieux de la créativité des fidèles artistes de l’Is’Art Galerie. Vendredi à 17h, c’est au collectif Madagaslam d’ouvrir le bal en enchantant le public des vertus de sa poésie moderne. S’ensuit le spectacle pluridisciplinaire intitulé « Tourbillon » interprété par la slameuse Na Hassi, le beatboxeur Do B, le duo de danseurs Judith et Harivola, ainsi que Ranto et Toxic. L’occasion pour eux d’émerveiller le public avec une pièce chorégraphique, musicale et très visuelle, puisqu’elle met en valeur le vidéo mapping, qui évoque avec émotion l’humanisme. À partir de 19h, c’est tout un concert qui ravit le public avec à l’affiche Sarandra Beloba et ses mélodies du terroir, mais surtout Njava en trio porté Monika, Dozzy et Maximin eux-mêmes. De son fameux « Androy wave », le trio galvanise alors le tout Ampasanimalo, qui à l’unisson enchaîne des pas de danses. Le lendemain, la fête se poursuit en accordant cette fois une grande place à l’art circassien représenté par la compagnie l’Aléa des Possibles et ses jeunes membres. « Notre ambition, c’est de valoriser les arts visuels, d’englober tous les types d’art et, à travers ce brassage multidisciplinaire, rendre possible de nouvelles créations, de nouvelles ambitions collectives. » clot Tahina Rakotoarivony.