L'Express de Madagascar

Maurice – Septembre noir pour le gouvernement

Des membres de l’opposition, ainsi que ceux qui gravitent autour du pouvoir, évoquent un mois sombre en vue pour le gouvernement. © Krishna Pather

Depuis quelques jours, des membres de l’opposition ainsi que ceux qui gravitent autour du pouvoir évoquent un Black September qui semble planer sur le gouvernement.

Une enquête internationale, effectuée par un journaliste américain, sur un trafic ayant comme point de départ, le continent africain, cible notamment un politicien mauricien. Le journaliste, dit-on, a même débarqué à Maurice pour un money trail.
Si cette enquête aboutit, poursuit-on, un membre du gouvernement de même que des politiciens africains, en particulier, auront de quoi s’inquiéter. Cette affaire, dit-on, pourrait même ébranler le secteur financier si l’infor­mation de l’Américain se révélait fondée. Il n’y a pas que cela. D’aucuns ajoutent que d’autres membres de la majorité pourraient faire parler d’eux pendant les prochaines semaines.
Dans l’entourage du Mouvement socialiste militant, l’on avance que le Premier ministre songerait à reléguer au second plan Showkutally Soodhun, pour sauver sa carrière politique et son parti. Que fera donc l’ancien ministre ? Le député n’est visiblement pas à l’aise. Il est passé de numéro quatre du gouvernement pour n’être désormais qu’un backbencher.

Antipathie
D’ailleurs, il ne cache pas son antipathie pour la ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo, qui occupe «sa» place. Lors d’une réunion, le 6 août, à Goodlands, il l’a ouvertement critiquée. Peu avant son départ pour l’Arabie saoudite, l’ancien ministre aurait déclaré à son entourage qu’il allait prendre une décision sur son avenir politique à son retour.
Entre-temps, le bureau du Directeur des poursuites publiques est venu enfoncer davantage Showkutally Soodhun, qui sera poursuivi après qu’il a tenu des propos inappropriés lors d’une réunion autour d’un projet de logement. À la suite de ce développement, il est sûr que le député ne reprendra pas son poste de ministre.
Quant à Sudhir Sesungkur, le ministre des Services financiers et de la bonne gouvernance, il n’est plus dans les bons papiers du chef
du gouvernement, indique-t-on, après qu’il a multiplié les frasques.

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