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Lutte contre la poliomyélite – Nécessité de suivi pour les cas de refus

Les refus par carainte des effets secondaires ne sont pas fondés.

Une campagne de vaccination anti-poliomyélite aura lieu à la fin de ce mois de septembre. Onze régions, dont Analamanga, sont concernées.

Interminable. Des descentes au niveau de chaque fokontany et du porte-à-porte, s’opéreront, prochainement, dans le cadre de la 14ème campagne de vaccination anti-poliomyélite. Les équipes du ministère de la Santé publique concentreront leurs efforts dans la maîtrise des refus. « Nous allons suivre de près les enfants qui n’ont pas été vaccinés lors des précédentes campagnes, en l’occurrence, les élèves des écoles catholiques », a fait savoir le Dr Bodo Rama­monjisoa, directeur du Programme élargi de vaccination (DPEV) auprès du ministère de la Santé publique, hier. Les activités débuteraient bien avant la campagne proprement dite, prévue pour les 26, 27 et 28 septembre.
Cette campagne revient, donc, avec une plus grande détermination des équipes du ministère de la Santé publique. Elles visent comme objectif l’atteinte d’un taux de couverture vaccinale de plus de 95% chez les enfants de moins de 5 ans, dans les régions où la performance vaccinale et d’autres critères d’évaluation de risque sont faibles. « Nous allons faire beaucoup d’effort. Si jamais il y a une baisse de performance, nous risquerons le retrait du label “Polio free” et devrons repartir à zéro dans cette lutte », ajoute le Dr Bodo Rama­monjisoa.

Évaluation
Cette 14e campagne se tiendra dans les régions d’Analamanga, de Vaki­nankaratra, de Bongolava, de Sava, de Menabe, de Melaky, de Sud-Ouest, d’Ihorombe, d’Androy, de l’Est et du Sud-Est. Le refus de vaccination de la part des parents et/ou l’enclavement des zones ont mis en péril l’immunité des enfants dans ces endroits. À Antana­narivo-ville, par exemple, beaucoup de parents ont refusé de faire vacciner leurs enfants depuis ces campagnes, par crainte de l’effet secondaire des vaccins à répétitions. Par conséquent, plus de 15% de ces enfants n’ont pas été vaccinés, selon le rapport du médecin inspecteur de Tanà-ville. Des médecins rassurent que: « même avec cinquante doses, un enfant ne risque aucun effet secondaire ». Par ailleurs, à Ihorombe, la situation de vaccination est très faible. De janvier à juin, le taux de couverture vaccinal est de 68%. « L’insé­curité rend difficile la tâche. Plusieurs endroits ne sont pas couverts, comme à Iakora, où on doit parcourir 200 kilomètres pour aller d’un centre de santé à un village. On risque fort de croiser des bandits en chemin », indique Validor Rakotozandriny, directeur régional de la Santé à Ihorombe.
Madagascar a intérêt à renforcer ses performances, en dépit de ces blocages. Une évaluation des progrès, après la remise du certificat d’élimination de la Poliomyélite, au mois de juin, aura lieu au mois de novembre. En cas de baisse, on risque fort un avertissement, voir un retrait du certificat. En outre, une hausse des enfants non immunisés et une baisse du contrôle des enfants atteints de paralysie flasque aigüe (PFA) présentent des risques de retour de l’épidémie de cette maladie paralysante. Onze enfants en ont fait les frais, de novembre 2014 à juillet 2015.

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