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Haute Matsiatra – Un projet sur la sécurité foncière

La terre comme pilier de développement économique. C’est sur cette base que le projet Lamina a été entrepris en 2013. Présenté lors du dernier forum économique de la région Haute Matsiatra, ce projet est une initiative de l’organisme Justice et paix dans le diocèse de Fianarantsoa pour contribuer à la réduction des conflits d’ordre foncier. En effet, cette région ne déroge pas ce qui est devenu une généralité sur les conflits fonciers, avec plus de la moitié des affaires traitées par les tribunaux qui sont des litiges de nature foncière, autant au niveau national et que dans la région Haute Matsiatra.
Avec quelque 20,959 km² de terre potentiellement cultivable, le secteur agricole est le principal moteur économique de la région.  Adoptant un rôle de facilitateur dans toutes les procédures ayant rapport avec le foncier, le projet Lamina se positionne surtout comme un interlocuteur entre le citoyen lambda et les services du ministère concerné.

Assistance
Ainsi, le projet collabore étroitement avec le ministère en charge de l’Aménagement du territoire ou plus précisément le service du domaine. « On ne prétend pas remplacer les autorités compétentes, on se concentre plutôt sur l’assistance et l’information à l’endroit des propriétaires fonciers de la région afin que ces derniers puissent être en mesure de connaitre leurs droits et obligations », explique Lovasoa Rakotozafi-nirainy du projet Lamina. Selon lui « les conflits fonciers sont en recrudescence ces derniers temps dans la mesure où le nombre d’exploitants et d’investisseurs étrangers, est en constante progression. Des exploitants qui, la plupart du temps, entrent directement en litige avec les propriétaires car ces derniers n’ont pas été informés à temps de leurs obligations d’obtention d’un certificat ou d’un titre foncier afin de faire valoir leur droit».
Le projet sera effectif jusqu’en 2018 et grâce lui, un cas d’occupation d’un exploitant étranger similaire à celui de Soamahamanina a déjà été résolu dans la commune rurale d’Ivoamba suite à un plaidoyer et quelques descentes effectuées par les responsables avec la société civile de la région.

Harilalaina Rakotobe