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Spoken word – Caylah and Men offre un spectacle inédit au NCB

« Viens, je t’emmène chez moi », le premier texte avec lequel Caylah a ouvert la soirée du jeudi au nouvel établissement No Comment Bar sis à Isoraka, fait état de son univers à elle : une jeune femme dans un monde de brutes. Un cri d’alarme, un désir de changement et une envie d’un monde meilleur se lisent entre les lignes.
Le deuxième texte parle des sales affaires de la politique et de ses hommes et même de la colonisation, de la confiance que portent certaines opinions sur nos leaders politiques. Vêtue d’une tunique et d’un short à motifs africains, Caylah affiche de l’assurance devant une bonne assistance pleine d’envie de détente et d’une « thérapie » de jeudi.
Soigner les maux par les mots, telle est sa devise. Slam, poésie et musique sont ses méthodes. Entourée de Miora Rabarison à la guitare, Eric Rasoarimanana à la batterie, Andrianantenainana Andriatiana à la trompette et Rybota Ramalajaona à la basse, le groupe Caylah and Men au grand complet a marqué d’une façon singulière l’ouverture officielle de No Comment Bar à Isoraka à travers sa prestation.
« Normalement, le slam se pratique en à capella. Et avec les instruments de musique que vous voyez ici, cela entre dans le rythme Spoken word. Avec une scène comme celle-ci, il se trouve que les femmes ont aussi leur place. Et les artistes féminines sont appréciées à leur juste valeur », a fait savoir la belle slameuse avec satisfaction.
Des slams en français, en malgache et en anglais ont été partagés au public lors de cette soirée dont la deuxième partie a été marquée par le slam en français portant le titre Schizophrénie. C’était comme une sorte de description de sa personne. Durant toute la soirée, deux bonnes heures environ, le groupe Caylah and Men a trouvé les mots justes pour mettre en valeur la femme, sa sensualité, sa sensibilité et le monde dans lequel elle souhaiterait vivre et s’épanouir.

Ricky Ramanan

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