Politique

Recherche de solution – La médiation du FFKM en difficulté

La sauce n’a pas pris. La première tentative de médiation du Conseil œcuménique des églises chrétiennes (FFKM) est tombée à l’eau. La rencontre entre les députés des deux camps prévue mardi à Ambohijatovo Ambony n’a pas eu lieu. Après deux heures d’attente, l’initiative de médiation est devenue une séance de consultation. Suite à l’appel du président de la FJKM, le pasteur Irako Ammi Andriamahazosoa à Ambohimanoro, le comité politique du FFKM a prévu une centaine de chaises dans la grande salle du Vohi­piraisana. À part la première rangée, occupée par des députés proches du régime, les autres chaises sont restées inutilisées jusqu’à la fin de la journée du mardi.
Vers 16 heures, Freddie Mahazoasy, Constance Zafimily, Malement Liahosoa, Harijaona Randriarimalala, Roberthine Rabetafika, Jean Adrien Vanovason, Benjamin Andriamitantsoa sont arrivés sur les lieux. Ils sont rejoints par Benja Urbain Andrian­tsizehena et Anthelme Ramparany. La rencontre avec le comité politique du FFKM s’est déroulée à huis clos. « Il n’y a rien à déclarer. Nous avons discuté des affaires nationales », annonce Anthelme Ramparany à la sortie de la salle.
Les « députés du changement » ne sont pas venus au rendez-vous. Maître Hanitra Razafimanantsoa a annoncé la veille qu’elle ne pouvait pas se prononcer, car la décision appartient aux manifestants de la place du 13 mai. Après avoir fait le tour des ministères pour rallier les fonctionnaires à leur cause, les manifestants ont battu en brèche toute initiative de négociation. « Nous ne dialoguerons pas tant que la population ne nous autorisera pas à le faire. Nous ne discuterons pas si ce n’est pas pour réaliser le souhait de la population », ont réitéré les députés du changement devant leurs partisans.
Malgré les multiples appels au dialogue, c’est la seconde fois que les tentatives de rapprochement ont échoué. Outre les organisations internationales et régionales, le Premier ministre, le président du Sénat ainsi que le président de l’Assemblée nationale ont évoqué la nécessité d’un retour sur la table des négociations. Un appel qualifié de « trop tard » sur la place du 13 mai, car « ni l’État, ni la communauté internationale n’a réagi avant l’événement du 21 avril », stipule la député Christine Razanamahasoa. À défaut d’autres ingrédients, le plat de la négociation n’est pas encore comestible.

Andry Rialintsalama

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