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NOSY  BE – La magie de « Nosy symphonies »

Il est vieux de cinq ans, mais sa réputation et sa notoriété se sont solidement bâties sur la bonne volonté et la crédibilité sans faille de ses créateurs et organisateurs. Il apporte un nouveau souffle musical, autour de la musique classique.
Après trois concerts dans la capitale du 23 au 25 août, dont à Akamasoa de Père Pedro, le festival « Nosy Be symphonies » poursuit son chemin dans l’île aux Parfums. En cette cinquième année de l’évènement, outre les trois concerts tananariviens, le récital itinérant s’est joué dans les quatre plus belles structures hôtelières de Nosy Be sur quatre soirées, du 28 au 30 août, avant de se terminer au Mont Passot pour le traditionnel spectacle nocturne du 1er septembre. C’était de belles rencontres avec des artistes de premier rang tant nationaux qu’étrangers.

Avec une ouverture réussie au Vanila Hôtel et spa, habillé d’un décor féeriquement sobre pour la circonstance, l’aventure s’est déplacée mercredi au Home Madagascar, la Résidence, un endroit situé un peu plus au nord de l’île. Pour la première soirée, tous les artistes se sont relayés sur scène pour dévoiler un répertoire et un programme riches et variés. Par leurs prestations, chacun a joué sur le vocable « musique classique » en imposant des classiques de la musique par de riches et percutantes improvisations. On est loin de s’en plaindre.
Cette fois, la magie de « Nosy Be symphonie » a apporté des innovations sur le programme. Pour la première fois, chaque concert a débuté sur une danse-chorégraphie réalisée par une professionnelle libre, pieds nus, la Française Fabienne Courmond. Formée dès l’âge de huit ans à la danse classique, elle est l’initiatrice d’évènements multiculturels en France, Inde, Maroc, Grèce. Elle est venue à Madagascar grâce à l’initiative qui émane de la célèbre pianiste belge d’origine polonaise, Elzibieta Dedek, une marraine exemplaire et émérite du festival  et non moins chargée de la programmation internationale et du contact avec les artistes internationaux.

Fraternité musicale
Avec cette ambassadrice de Chopin, la fraternité musicale prend tout son sens. Hormis sa façon de gérer à merveille une pluralité conviviale au sein de l’équipe des uparticipants, elle est de par ses origines un métissage des genres. La représentation en est à deux mains ; détails significatifs pour une pianiste.
Durant les deux premiers jours, plusieurs artistes remarquables malgaches comme étrangers, sont montés sur scène. Les répertoires sont interprétés dans des tendances différentes du classique. Citons, entre autres, l’ensemble vocal Cantiamo, qui regroupe des musiciens passionnés, chanteurs lyriques qui ont participé au « Nosy  Be symphonies » depuis sa première édition. Ils ont saisi cette opportunité pour interpréter des œuvres de Mozart. Mention particulière pour  le groupe de la prestigieuse Natacha. Une Malgache de La Réunion, Aniana Malalaharisoa, et Stephaniella de La voix de Nosy Be, ont également su prouver qu’elles ont un énorme talent.
Comme l’esprit du festival, les artistes ont travaillé ensemble, ils ont réussi des fusions. « On a l’opportunité de chanter ensemble », affirme Parany Ramaromisa, auteur compositeur de l’hymne du  festival.
Le moment a aussi permis  de découvrir des artistes qui maitrisent les instruments à vent comme le saxophoniste LMM Quartet, un groupe de la famille Ramaroson Seta. N’étant pas au grand complet, ils ont été accompagnés par le clarinettiste Rudy Mathey. L’entité Cordistes de Madagascar, qui regroupe des musiciens de la capitale, a surpris le public, en réussissant à émouvoir l’âme du public à travers ce festival de musique classique.
La magie du festival a pris fin sur une démonstration de David Bouchenak, un artiste-mentaliste magicien a surpris les festivaliers.

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